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L'assurance-emploi du Canada reste plus généreuse que celle du Maine

02/04/2013 01:18 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

Les changements apportés à l'assurance-emploi au Canada suscitent beaucoup de remous, mais ce régime reste quand même plus généreux que celui du Maine.

L'économie du Maine ressemble à celle du Nouveau-Brunswick. Les deux régions ont de fortes activités saisonnières, mais le filet de sécurité des travailleurs est différent.

Un cueilleur de bleuets au Maine, par exemple, n'a droit à des prestations d'assurance-chômage de l'État que s'il est sans emploi durant la saison des bleuets, selon la loi. Ces travailleurs n'ont pas d'autres choix que de cumuler les emplois.

Les pêcheurs de homards, pour leur part, n'ont droit à rien. Il faut savoir gérer son budget et vivre avec ce qu'on amasse durant les huit mois de pêche, affirme David Cousens, le président de l'Association des pêcheurs de homards du Maine.

La saison de la pêche au homard du Maine est plus longue que celle au Nouveau-Brunswick, et les pêcheurs du Maine gagnent davantage d'argent.

L'autosuffisance source de fierté

L'attitude est différente aussi. On constate au Maine une certaine fierté à ne pas avoir recours à l'assurance-chômage, affirme le pêcheur Kristofer Koeber. Comme plusieurs homologues, il préfère ne pas dépendre de l'État.

La fin de la saison pour le travail forestier au Maine approche. Le travailleur Ryan Richardson explique qu'après la saison, il préfère travailler dans la construction au lieu de demander des prestations.

Toutefois, certains sont convaincus que l'assurance-chômage est non seulement utile, mais essentielle. En tant que propriétaire d'une entreprise forestière au Maine, Danny Pelletier paie une taxe d'environ 3 % de la masse salariale pour financer l'assurance-chômage. Contrairement aux Canadiens, les travailleurs du Maine ne contribuent pas à cette caisse.

« Après des semaines de même, ils sont bien contents d'être à la maison pour prendre soin de la femme et se reposer », souligne Danny Pelletier.

Même si les gens du Maine ont un programme moins généreux que celui du Canada, peu d'entre eux réclament des changements, question de mentalité.

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