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02/04/2013 04:27 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

Début de la campagne au Venezuela

Les deux principaux candidats à la succession d'Hugo Chavez ont donné le coup d'envoi à leur campagne en prévision de l'élection présidentielle du 14 avril.

Nicolas Maduro, président par intérim et héritier politique désigné d'Hugo Chavez, a lancé sa campagne à Sabaneta, le village natal de Chavez, en compagnie de membres de la famille du défunt président.

Nicolas Maduro soutient qu'Hugo Chavez lui est apparu sous la forme d'un petit oiseau alors qu'il priait dans une chapelle avant le début de l'événement. « Je ne suis pas Chavez en tant qu'individu, mais plutôt en rêve » a-t-il ajouté.

Le candidat du chavisme mise sur l'héritage de son mentor, qu'il exploite abondamment, pour l'emporter contre Henrique Capriles, le candidat de l'opposition, défait par Hugo Chavez lors des élections d'octobre.

Capriles en campagne contre l'insécurité

Henrique Capriles, pour sa part, a décidé d'axer sa campagne sur la lutte contre l'insécurité, un vrai fléau au Venezuela. Lundi soir, il a pris la tête d'une marche « contre la violence », suivie dans 19 États par des dizaines de milliers de sympathisants de son mouvement, la Mesa de la union democratica (MUD).

Après avoir parcouru une avenue au pas de course, M. Capriles a déclaré à ses partisans qu'il s'engageait à construire « un pays sans peur », où l'on pourrait se promener en sécurité, même la nuit.

Les sondages donnent au moins 10 points d'avance au président par intérim. Mais Henrique Capriles soutient que rien n'est joué. Il fait le pari que certains partisans chavistes seront tentés de s'abstenir en l'absence du défunt président, ce qui pourrait changer la donne en sa faveur.

Le candidat de l'opposition, qui dénonce l'appui que reçoit M. Maduro des médias officiels, réclame également la tenue d'un débat télévisé avant la fin de la campagne, le 11 avril.

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