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Birmanie: 13 enfants sont tués dans l'incendie d'une mosquée

02/04/2013 06:11 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

RANGOON, Myanmar - Au moins 13 écoliers ont perdu la vie mardi quand un incendie a détruit une mosquée de la plus grande ville de la Birmanie, Rangoon.

Les autorités ont rapidement évoqué une défectuosité électrique, niant que le sinistre soit dû aux tensions sectaires qui déchirent le pays depuis quelques semaines.

Des policiers ont bloqué les rues menant à cette enceinte, qui regroupe une mosquée, une école et un dortoir.

On ne rapportait aucune violence dans l'immédiat, mais environ 200 musulmans se sont rassemblés à proximité. Alors que plusieurs d'entre eux ont montré des signes de mécontentement et dit croire que l'incendie était d'origine criminelle, les forces de sécurité ont été déployées afin de bloquer l'entrée des routes dans le secteur.

Les policiers ont défoncé une porte, permettant à la plupart des 75 enfants qui se trouvaient sur les lieux de s'échapper. Les autres portes semblaient verrouillées et des barres de sécurité bloquaient les fenêtres.

Seize enfants qui dormaient au premier étage se sont retrouvés coincés quand l'échelle qui mène à cet étage s'est enflammée. Trois garçons ont survécu en sautant dans le vide.

Un fidèle de la mosquée, Soe Myint, affirme avoir aidé à retirer les corps sans vie du bâtiment en flammes. Il a dit ne pas croire que l'incendie ait été provoqué par un court circuit, pressant les autorités d'ouvrir une enquête dans cette affaire.

«La mosquée en entier sentait le diesel. Nous n'utilisons pas de diesel à l'école», a-t-il soutenu.

Le chef de la police de Rangoon, Win Naing, a indiqué que les directeurs de la mosquée et de l'école étaient soumis à un interrogatoire, ajoutant qu'aucune arrestation n'avait été faite jusqu'à présent. «Compte-tenu du fait que ce sont les deux personnes en charge, elles doivent être tenues pour responsables et nous devons agir», a-t-il déclaré.

M. Naing a écarté la thèse de l'incendie criminel en affirmant que trois policiers assuraient la sécurité de la mosquée, et que ceux-ci n'avaient pas vu quiconque s'approcher du bâtiment au moment du déclenchement du brasier.

Des violences sectaires entre bouddhistes et musulmans ont éclaté le mois dernier dans l'ouest de la Birmanie, faisant des dizaines de morts et chassant des milliers de personnes de chez elles.

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