Un match qui sonne l'éveil du désavantage numérique... et de Max Pacioretty?

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MONTRÉAL - Le désavantage numérique du Canadien a repris du tonus et cela coïncide — hasard ou pas — avec le retour à Montréal de Jeff Halpern.

Réclamé au ballottage des Rangers de New York, Halpern a marqué son premier but à son quatrième match depuis qu'il a réintégré le club montréalais. Mais surtout, il a aidé l'unité à quatre contre cinq à blanchir le jeu de puissance de la Caroline, lundi, dans le gain de 4-1 du Tricolore contre les Hurricanes.

Halpern a passé 3:36 de ses 14:35 de temps de glace en désavantage numérique, aidant les siens à limiter le jeu de puissance des Canes à deux maigres tirs au but.

«C'est un gars d'expérience qui se met toujours en bonne position, ainsi que dans les lignes de tir. Il prend aussi le bon angle pour aller mettre un adversaire en échec, a dit Michel Therrien de Halpern. Son coup de patin lui permet d'être sur la rondelle. C'est une bonne acquisition pour notre équipe, il remplit très bien son rôle.»

Halpern, de son côté, aurait aimé que le désavantage montréalais fasse encore mieux.

«Parfois, même si une équipe ne marque pas en avantage numérique, ce temps passé en surnombre lui donne du rythme, a noté le vétéran attaquant. J'ai trouvé qu'ils ont passé un peu trop de temps à contrôler le jeu en deuxième période, mais (Carey) Price a très bien joué et nous a sauvé la peau en quelques occasions.»

Max Pacioretty a enfilé son deuxième but du match dans une cage déserte, mais sa soirée de travail lui a quand même permis de mettre un terme à une séquence de cinq rencontres sans but. Le no 67 n'avait par ailleurs marqué qu'un filet à ses 12 rencontres précédentes.

Cela pourrait être de bon augure pour Pacioretty qui, on le sait, s'était mis en marche à la mi-février après avoir marqué d'un tir anodin depuis la zone neutre.

«C'est comme ça, ça arrive souvent par séquences, a noté Pacioretty. Ceux qui disent le contraire mentent. Regardez les marqueurs à travers la ligue, ils passent tous par là. Évidemment, j'aimerais mieux ne pas avoir de longues séquences sans but comme j'en ai, mais tant que l'équipe a du succès et que les gars font bien, c'est plus facile à accepter et de rester confiant.

«Tu joues de manière un peu plus passive quand l'équipe a l'avance au score, alors le fait de ne pas marquer de buts ne m'inquiétait pas, a par ailleurs fait remarquer l'attaquant américain. Dans ce contexte-là, il faut se concentrer sur son jeu défensif — ce qui n'est pas une excuse, mais une illustration du fait que l'équipe a la priorité sur les exploits personnels.»

Reste maintenant à Pacioretty d'entraîner David Desharnais dans son sillon. Ce dernier, qui a raté trois occasions en or face aux Hurricanes, lundi — dont deux en troisième période à la suite de passes de Pacioretty — n'a qu'un but à ses 13 dernières sorties.

«Je suis venu près de marquer pendant tout le match, mais passer proche ça ne compte pas... Sauf que les chances sont là, a souligné Desharnais. On a été menaçants, il faut contribuer en ayant des chances de marquer et c'est ce qu'on a fait ce soir.»

En fait, selon Therrien, voilà deux matchs que le trio complété par Brendan Gallagher montre des signes de réveil. L'entraîneur du Canadien a d'ailleurs mentionné que Gallagher a permis à cette unité de marquer en avantage numérique face aux Rangers de New York, samedi, et que les trois joueurs ont fort bien mérité leur temps de glace — tous 13 minutes et plus —, lundi.

«Ce trio-là a quand même été difficile à contenir (depuis deux matchs), a souligné Therrien. Ils foncent vite sur la rondelle, ils font de bons jeux et ils sont très responsables défensivement, alors c'est un bon signe.»