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RDCongo: nouveaux combats vendredi entre l'armée et une milice à Kitchanga (ONU)

01/04/2013 01:24 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

De nouveaux combats ont opposé vendredi dernier l'armée congolaise à un groupe armé à Kitchanga, dans le Nord-Kivu, région située dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué lundi l'ONU.

Ces combats ont fait "environ onze morts" parmi les membres de la milice de l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) tandis qu'un soldat congolais a été blessé, a précisé le porte-parole adjoint de l'ONU Eduardo del Buey.

La situation est redevenue calme à Kitchanga, mais 1.500 civils sont toujours sous la protection de la Monusco (Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC), qui a une base à Kitchanga et qui "continue de surveiller la situation", a-t-il ajouté.

Des combats meurtriers avaient déjà opposé en février et mars les forces congolaises à l'APCLS dans cette zone, faisant 80 morts selon l'ONU et forçant plusieurs dizaines de milliers de civils à fuir.

L'APCLS est un groupe armé d'ethnie majoritaire Hunde, commandé par le colonel Janvier Buingo Karairi.

Le porte-parole a par ailleurs indiqué que l'ONU attendait toujours notification officielle des mesures que Kinshasa doit prendre à l'encontre de ses soldats qui se sont rendus coupables de viols en novembre 2012, lors de l'avancée des rebelles du M23 sur Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu.

Les Nations unies ont donné à la RDC une dernière semaine pour agir contre les soldats de deux bataillons de l'armée, accusés d'avoir commis au moins 126 viols en novembre dernier.

L'ultimatum a été lancé par le responsable des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, lors d'une réunion la semaine dernière à New York avec le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Raymond Tshibanda.

Le porte-parole a précisé que "la semaine se terminait ce (lundi) soir à minuit".

L'ONU, a-t-il dit, "n'a toujours pas reçu notification officielle" des mesures que Kinshasa a promis de prendre malgré des "assurances" données par M. Tshibanda.

Les Nations unies ont menacé de ne plus travailler avec les troupes visées si des actions n'étaient pas prises à propos de ces cas de viols.

avz/are

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