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Maltraitance envers les aînés: l'AQRP voit un pas dans la bonne direction

01/04/2013 02:24 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) voit comme un pas dans la bonne direction le fait que le gouvernement du Québec tienne une consultation sur l'idée de rendre obligatoire la dénonciation d'actes de maltraitance envers les aînés.

L'association aurait toutefois préféré que le gouvernement rende obligatoire dès maintenant une telle dénonciation, du moins pour le personnel qui travaille dans les résidences pour personnes âgées et pour les membres d'ordres professionnels.

«Nous avons eu, dans les heures qui ont suivi le rappel de notre demande, une confirmation qu'il y aura bel et bien une consultation des groupements d'aînés concernant la possibilité que la dénonciation des abus soit rendue obligatoire. Nous ne sommes pas rendus à un projet de loi, loin de là, sauf que c'est une étape dans la bonne direction», a commenté en entrevue lundi Mathieu Santerre, directeur général par intérim de l'AQRP.

Au cours des derniers jours, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a lancé une nouvelle campagne publicitaire pour contrer toute forme de maltraitance envers les aînés, qu'il s'agisse de violence physique ou verbale, de négligence, de menaces, de privation de soins, de retenue de chèques ou autre.

La campagne publicitaire, qui a débuté dimanche dernier, a pour thème «Avec la maltraitance, la vie est moins rose qu'on pense». On y incite les aînés ou les membres de leur entourage à dénoncer les situations d'abus.

Le ministre Hébert a déjà souligné qu'encore aujourd'hui, les victimes sont hésitantes à dénoncer, notamment parce que dans la moitié des cas, les gestes de maltraitance sont posés par un membre de la famille ou un proche.

Depuis sa mise en place en octobre 2010, la ligne téléphonique sans frais «Aide Abus Aînés» a reçu près de 11 000 appels. Environ 43 pour cent des appels proviennent d'une femme âgée entre 70 et 89 ans. L'abuseur présumé est, dans plus de 52 pour cent des cas, un membre de la famille.

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