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L'École nationale de l'humour fête ses 25 ans

01/04/2013 06:01 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

L'École nationale de l'humour présente mardi soir au Théâtre Saint-Denis un Gala qui marquera son 25e anniversaire. Au programme, les plus grands noms de l'humour québécois qui sont passés par l'École, comme Martin Matte, Louis-José Houde, Patrick Huard ou Mario Jean, mais aussi de jeunes diplômés prometteurs. 

En un quart de siècle, l'École nationale de l'humour a beaucoup changé, passant de 6 mois de formation à 2 ans.

La directrice générale et fondatrice, Louise Richer, s'est battue au début pour faire valoir la pertinence d'une telle école. « Les premières années ont été difficiles, ça a été une épopée qui a demandé beaucoup de courage, de persévérance. Et on peut constater que 25 ans plus tard, on a pleinement notre place aujourd'hui parmi les écoles de formation artistique ».

L'ENH a développé une expertise unique, reconnue ici au Québec et même au-delà de nos frontières. Plusieurs fois par semaine, des boîtes de diffusion, des radiodiffuseurs ou des télédiffuseurs appellent à l'école pour demander des références d'élèves...

Rentrer à l'école

Les étudiants qui entrent à l'École nationale de l'humour ont une disposition à la base: ils ont le sens de l'humour. De même qu'un danseur a le sens du rythme. Ils vont développer leur talent en étant entourés de professionnels qui vont leur donner sans cesse une rétroaction sur leur travail.

Est-ce qu'ils risquent de sortir d'un même moule? « C'est notre obsession de les accompagner individuellement, explique Louise Richer, pour que chacun d'entre eux identifie sa couleur et son style personnel. Et quand on voit les diplômés de l'école, on ne peut que constater la diversité des styles... »

De nouveaux cours

Au fil des ans, le programme de formation s'est adapté au milieu professionnel, aux débouchés et aux innovations technologiques. Désormais, tous les étudiants, qu'ils soient auteurs ou humoristes, sont initiés au tournage et au montage vidéo.

Des cours d'écriture pour les émissions jeunesse, pour la publicité ou le format chronique télé se sont ajoutés... et même des cours de science politique.

À la fin du parcours de 2 ans, les èlèves réalisent une tournée de 40 spectacles dans toutes les conditions de salles, devant toutes sortes de publics.

Cette formation intensive n'a pas d'équivalent pour l'instant dans d'autres pays. Le diplôme obtenu est une attestation d'études collégiales.

En 25 ans, 500 finissants sont sortis de l'École nationale de l'humour. 80% d'entre eux sont encore actifs en humour aujourd'hui, que ce soit sur scène ou dans les coulisses. Les deux tiers en ont fait leur métier à part entière.

Et les filles?

C'est toujours plus difficile pour une fille que pour un gars de se lancer en humour.

Mais c'est en train de changer, croit Louise Richer: « J'affirme haut et fort que les prochaines années, d'ici 5 ans je pense, le paysage de l'humour va grandement évoluer. »








L'école a plein de projets. L'Observatoire de l'humour, qui réunit des chercheurs curieux de documenter le rôle de l'humour dans notre société, vient d'être mis sur pied. Les projets d'ouvrir des écoles en Haïti et au Maroc vont bon train.

Un texte de Myriam Fimbry.

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