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Algérie: l'affaire Khalifa, un énorme scandale financier, rejugée

01/04/2013 01:42 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT

Un nouveau procès dans l'affaire de la banque Khalifa, l'un des plus grands scandales financiers de l'Algérie, débute mardi à Blida (sud), selon des sources judiciaires, après la condamnation en 2007 par contumace du principal accusé, Rafik Khelifa, à la perpétuité.

Ce procès devant le tribunal criminel aura lieu après que la Cour suprême eut accepté en janvier 2012 un pourvoi en cassation introduit par la défense et le ministère public.

Soixante-quinze accusés et quelque 300 témoins, dont les ministres des Affaires étrangères Mourad Medelci, des Finances Karim Djoudi, de l'Habitat Abdelmadjid Tebboune, et le secrétaire général de la puissante centrale syndicale de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) Abdelmadjid Sidi Said, sont convoqués par le tribunal.

Quatre-vingt-quatorze personnes avaient été jugées en mars 2007 devant ce même tribunal notamment pour "association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance et falsification de documents officiels".

L'ex-magnat Khalifa, condamné par contumace à la prison à vie, avait été reconnu coupable d'"association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux" dans l'affaire de la faillite de la banque Khalifa.

"Le principal accusé dans cette affaire, Rafik Khelifa, n'est pas concerné par ce second procès", selon une source judiciaire citée par l'agence APS.

Il "avait déjà été condamné à la perpétuité par contumace et de ce fait il ne peut être rejugé dans une même affaire, sauf s'il venait à introduire un pourvoi en cassation", a précisé cette source.

En avril 2010, le ministère de l'Intérieur britannique avait autorisé son extradition de Londres, où il avait pris la fuite après l'éclatement du scandale en 2003, mais son avocat avait introduit un appel auprès de la Cour suprême britannique qui a "suspendu cette décision d'extradition".

L'effondrement en 2003 du groupe Khalifa, constitué autour d'une banque, d'une compagnie aérienne et de deux chaînes de télévision et employant 20.000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé par les autorités entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

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