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Nouvelle publicité pour les aînés victimes de maltraitance

31/03/2013 05:42 EDT | Actualisé 31/05/2013 05:12 EDT

Québec lance une campagne publicitaire pour dénoncer le phénomène de la maltraitance des aînés, un phénomène dont serait victime une personne sur cinq, selon des sondages.

La campagne cible des aînés qui vivent à domicile. Ceux-ci sont dans la moitié des cas victimes d'abus de la part d'un membre de leur famille. Dans plusieurs cas aussi, les agresseurs seraient des voisins. La victime, quant à elle, est souvent une femme âgée entre 70 et 89 ans.

Pour rapporter les situations d'abus, les publicités invitent les personnes victimes ou leurs proches à utiliser la ligne téléphonique spécialement conçue pour les aider en les orientant vers les ressources appropriées, au 1 888 489-2287.

Depuis 2010, lors de sa mise sur pied, plus de 10 000 appels ont été faits à ce numéro.

« C'est une ligne qui a eu un triste succès », expose le ministre de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert. « Ça nous montre que le problème est réel. Et cette ligne-là est vraiment très utilise pour orienter les personnes vers le type d'aide dont ils ont besoin ».

Le programme pour lutter contre la maltraitance a démarré sous Marguerite Blais, à l'époque où elle était ministre des Aînés. Cette campagne est en fait la troisième que Québec lance pour encourager à dénoncer ce phénomène difficile à traiter parce qu'il prend des formes subtiles. « Il y a souvent la violence physique, mais il y a aussi l'intimidation, la violence verbale, les abus financiers », explique le ministre Réjean Hébert. La dénonciation est d'autant plus difficile que dans bien des cas, les personnes abusées sont aussi victimes de chantage émotif.

Nécessaire, mais pas suffisant

Une telle campagne est nécessaire, selon Caroline Sauriol, la directrice générale de l'organisme les Petits Frères qui s'occupe d'enjeux qui touchent les personnes âgées. Mais Mme Sauriol croit aussi qu'il faut davantage de ressources pour accompagner les aînés dans leur démarche et s'assurer qu'ils disposent de toute l'aide dont ils ont besoin.

L'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic va même plus loin. Elle réclame que la dénonciation d'abus devienne obligatoire. Ainsi, le personnel des résidences pour aînés et les membres d'ordres professionnels seraient contraints de dénoncer tout abus.

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