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Nombre record d'étudiants étrangers, une mine d'or pour Ottawa

31/03/2013 06:49 EDT | Actualisé 31/05/2013 05:12 EDT
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Le Canada a accueilli un nombre record d'étudiants étrangers l'an dernier, soit plus de 100 000. C'est une bonne nouvelle pour le gouvernement canadien, qui y voit une véritable mine d'or en retombées économiques.

Cette internationalisation des universités est essentielle, pense le recteur de l'UQAM, Robert Proulx, car elle permet la diversité des connaissances. « On ne pense pas la science de la même façon au Québec qu'on la pense au Brésil en Russie ou en Asie », estime le recteur.

Mais au-delà de la diversité, le gouvernement canadien voit dans la popularité du Canada une belle occasion d'affaires. Ottawa affirme que les étudiants étrangers généraient des retombées économiques de 8 milliards de dollars en frais de scolarité, en frais d'hébergement et en dépenses discrétionnaires.

Dans le dernier budget fédéral, il est d'ailleurs clairement indiqué que le recrutement à l'international sera davantage stimulé. Le budget 2013 propose un financement de 23 millions de dollars sur deux ans « pour renforcer la position du Canada comme un pays de choix où étudier et effectuer de la recherche de calibre mondial ».

Malgré les efforts de promotion, des embûches persistent au niveau du processus pour venir étudier ici, souligne pour sa part André Costopoulos, le doyen à la vie étudiante de l'Université McGill. « C'est compliqué, ça coûte cher, ça prend du temps et puis je pense qu'il y a beaucoup d'étudiants qui veulent venir ici, mais qui vont ailleurs à cause de ce processus-là », dit-il.

Les étudiants étrangers au Canada :

  • Ontario : 34 000
  • Québec : 30 000
  • Colombie-Britannique: 28 000
  • Provinces de l'Atlantique : 11 000

Chaque province gère ses retombées

Chaque province gère à sa façon les retombés économiques des droits étudiants étrangers. Dans la majorité des provinces, les milliers de dollars que les étrangers versent de plus que les étudiants canadiens reviennent directement dans les coffres de l'État. Mais au Québec, les retombés sont réparties entre le gouvernement et les universités en vertu de différentes ententes. L'Université McGill, par exemple, remet chaque année 50 millions de dollars en droits de scolarité étrangers à Québec et garde dans ses coffres 19 millions.

D'après le reportage de Louis-Philippe Ouimet.

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