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Grippe aviaire: une nouvelle souche fait deux morts à Shanghaï

31/03/2013 08:52 EDT | Actualisé 31/05/2013 05:12 EDT
AFP

PÉKIN, Chine - Deux hommes de Shanghaï sont morts des suites d'une infection d'un genre moins connu de la grippe aviaire, devenant par le fait même les deux premières victimes révélées de cette souche, et les autorités chinoises ont indiqué dimanche que les circonstances ayant mené à l'infection n'étaient pas claires, mais qu'il n'existait pas de preuves de transmission entre humains.

Une troisième personne, une femme vivant dans la province voisine d'Anhui, a également contracté la souche H7N9 du virus de la grippe aviaire, et se trouvait dans un état critique, a mentionné la Commission nationale chinoise de la santé et de la planification familiale, dans un document publié sur son site web.

Il n'y a aucune preuve que les trois personnes, qui ont été infectées au cours des deux derniers mois, se sont mutuellement contaminées, et aucune trace de l'infection n'est détectable chez les 88 personnes ayant eu les contacts les plus directs avec eux, a précisé l'agence médicale.

La souche H7N9 de la grippe aviaire est considérée comme étant faiblement pathogène, et pouvant difficilement être contractée par les humains.

La très grande majorité des morts humaines provoquées par cette maladie l'ont été par la souche H5N1, plus virulente, qui a décimé les stocks de volaille à travers l'Asie en 2003.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) «surveille étroitement la situation» en Chine, a fait savoir le porte-parole régional Timothy O'Leary.

«Il n'y a apparemment pas de preuve de transmission entre humains, et la transmission du virus semble être inefficace, et le risque envers la santé publique semble donc faible», a-t-il dit.

L'un des deux hommes de Shanghaï, qui était âgé de 87 ans, est tombé malade le 19 février et est mort le 27 février. L'autre homme, âgé de 27 ans, est tombé malade le 27 février et est décédé le 4 mars, a précisé la commission de santé chinoise. Une femme de 35 ans de la ville de Chuzou a été infectée le 9 mars et est actuellement soignée.

Le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a mené des tests et confirmé samedi que les trois cas étaient liés à la souche H7N9, a mentionné la commission.

Des scientifiques surveillent étroitement la souche H5N1 du virus, craignant qu'elle mute en une forme qui se répandrait rapidement chez l'humain, provoquant potentiellement une pandémie. Jusqu'à maintenant, la plupart des cas humains ont été liés à un contact avec des oiseaux infectés.