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Yémen: un civil et un gardien de prison tués, désobéissance civile à Aden

30/03/2013 05:47 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT

Un civil a été tué et trois autres blessés par balles samedi à Aden, dans le sud du Yémen, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues contre des séparatistes qui bloquaient la circulation dans la ville, ont rapporté des témoins.

Les forces de sécurité, qui tentaient de rétablir la circulation à Crater, un quartier d'Aden bloqué par de jeunes manifestants, ont fait usage de leurs armes, "tuant un passant et en blessant trois autres", a déclaré à l'AFP un témoin.

Une source médicale a confirmé à l'AFP ce bilan.

Dans la nuit, un gardien de prison a été tué et un autre blessé dans une attaque armée à Mansoura, un autre quartier d'Aden, fief des séparatistes sudistes, selon une source policière.

L'attaque nocturne a eu lieu à l'arrivée d'un véhicule de la prison centrale de Mansoura transportant un malade à l'hôpital public du quartier, et les assaillants ont réussi à prendre la fuite.

La tension reste vive à Aden, où certains quartiers, dont Mansoura, Crater, Cheikh Othman et Dar Saad, ont été quasi-paralysés samedi matin par un appel à la "désobéissance civile" lancé par des groupes radicaux autonomistes.

Des dizaines de partisans séparatistes ont bloqué avec des pierres et des morceaux de bois la circulation sur des axes routiers d'Aden, où les commerces ont baissé leur rideau tandis que les banques, les écoles et les facultés étaient fermées, selon un correspondant de l'AFP.

En début d'après-midi, la vie a commencé à reprendre son cours normal dans la plupart des quartiers, à l'exception de celui Crater où la mort du passant a provoqué des heurts sporadiques entre protestataires et policiers, selon des habitants.

Les groupes séparatistes organisent depuis le 21 février des matinées de "désobéissance civile" chaque mercredi et samedi à Aden pour protester contre la mort de certains des leurs lors d'affrontements avec les forces de sécurité.

Ils sont conduits par la tendance dure du Mouvement sudiste, animée par l'ancien président Ali Salem al-Baïd, qui vit en exil au Liban et réclame la sécession du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990.

Ses partisans boycottent une conférence de dialogue national, entamée le 18 mars à Sanaa pour tenter d'élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections pour février 2014, au terme d'une période de transition de deux ans après le départ négocié du président contesté Ali Abdallah Saleh.

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