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Yémen: le dialogue est le seul moyen d'éviter une guerre civile (président)

30/03/2013 09:51 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a souligné samedi à Sanaa que le dialogue était le seul moyen d'éviter "une guerre civile" au Yémen, menacé par des appels à la sécession du Sud.

"Le dialogue est le seul moyen d'éviter à notre peuple une guerre civile et un conflit armé", a déclaré M. Hadi devant les représentants des grandes formations politiques et des composantes de la société civile, réunis dans le cadre de la conférence de dialogue national, ouverte le 18 mars.

"Il y a ceux qui ne veulent pas de ce dialogue, ceux qui manoeuvrent et tentent de provoquer des problèmes et des obstacles pour entraver sa poursuite", a-t-il ajouté.

Il faisait allusion aux activistes séparatistes dans le sud du pays, où un civil a été tué par balle samedi à Aden lorsque les forces de l'ordre sont intervenues pour rouvrir une route, bloquée par des activistes.

Les séparatistes organisent depuis le 21 février des matinées de "désobéissance civile" chaque mercredi et samedi à Aden pour protester contre la répression de leur mouvement.

Ils sont conduits par la tendance dure du Mouvement sudiste, animée par l'ancien président Ali Salem al-Baïd, qui vit en exil et qui réclame la sécession du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990.

Ses partisans boycottent la conférence de dialogue national, appelée à élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections pour février 2014, au terme d'une transition de deux ans après le départ négocié du président contesté Ali Abdallah Saleh.

"Le pays ne peut plus se prêter à davantage de tension", a averti le président Hadi, critiquant "les appels à la désobéissance civile dont l'impact est négatif sur les citoyens".

Après les débats des derniers jours, retransmis en direct à la télévision d'Etat, les participants au dialogue doivent désormais poursuivre leurs travaux en neuf groupes de travail chargés d'étudier les grands dossiers du pays, dont la question du Sud et celle de la rébellion zaïdite (chiite) dans le Nord.

Chacun des neuf groupes devra rendre compte, au bout de deux mois, de ses discussions à la conférence du dialogue national, qui se réunira en plénière pendant un mois avant de donner aux groupes de travail un deuxième délai de deux mois pour peaufiner leurs conclusions, selon les organisateurs.

bur-tm/hj

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