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Violences religieuses en Birmanie: l'OCI convoque une réunion ministérielle

30/03/2013 07:52 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT

Le chef de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a annoncé samedi la tenue le 14 avril d'une réunion ministérielle consacrée à la situation de la minorité musulmane en Birmanie, victime d'une nouvelle vague de violences.

Dans un communiqué, Ekmeleddin Ihsanoglu a précisé que la réunion se tiendrait à Jeddah, en Arabie saoudite, au niveau des ministres des Affaires étrangères du Comité de contact de l'OCI sur la minorité musulmane des Rohingyas.

Ce comité, formé en septembre, regroupe 11 des 57 membres de l'OCI: Afghanistan, Arabie saoudite, Bangladesh, Brunei, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Indonésie, Malaisie, Soudan et Turquie, selon un responsable de l'OCI.

Cité dans le communiqué, M. Ihsanoglu a affirmé que l'OCI soutenait les musulmans de Birmanie et était "prête à prendre toutes les mesures nécessaires" pour leur venir en aide.

Il a en outre pressé les autorités birmanes de "mettre fin aux campagnes de haine et d'épuration ethnique menées par des extrémistes bouddhistes contre les musulmans dans le pays". "L'OCI portera l'affaire devant les instances internationales pour lui trouver une solution radicale", a-t-il prévenu.

Le gouvernement birman a fermement rejeté vendredi les accusations d'un haut responsable de l'ONU qui a évoqué l'"implication de l'Etat" et des forces de sécurité dans certains des actes de violence anti-musulmans qui ont secoué le pays ces derniers jours.

Ces violences entre bouddhistes et musulmans ont fait 43 morts et plus de 12.000 déplacés à Meiktila (centre), avant que l'armée ne reprenne le contrôle de la ville.

Les violences anti-musulmans se sont ensuite étendues à d'autres communes et des mosquées ont été détruites dans une vaste région au nord de Rangoun. Mais la situation semblait s'être apaisée en fin de semaine.

En 2012 déjà, des affrontements entre bouddhistes de la minorité ethnique rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient fait plus de 180 morts et 125.000 déplacés dans l'ouest.

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