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Un nouveau gouvernement, restreint, formé en Jordanie

30/03/2013 12:38 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre jordanien Abdallah Nsour a formé son gouvernement, le deuxième en l'espace de six mois, a annoncé samedi le nouveau ministre de l'Information, soulignant que le cabinet était restreint en vue de réduire ses dépenses.

Les 19 membres du nouveau gouvernement ont prêté serment devant le roi Abdallah II, a indiqué à l'AFP Mohamed Momani.

Abdallah Nsour, reconduit à son poste de Premier ministre le 9 mars, a fait entrer 13 nouvelles personnalités dans son gouvernement.

Le chef de la police, Hussein Majali, qui jouit d'une bonne réputation pour ne pas avoir fait un usage excessif de la force face aux manifestations pro-réformes, a été nommé ministre de l'Intérieur et des Affaires municipales.

Le ministre des Affaires étrangères Nasser Jawdeh a lui été reconduit à son poste pour la sixième fois consécutive.

La nouvelle équipe ministérielle ne comprend qu'une seule femme, Rim Abou Hassan, une avocate qui occupait le poste de secrétaire général du Conseil national pour les affaires de la famille. Elle a été nommée ministre du Développement social.

L'économiste du centre de recherche Carnegie Endowment for International Peace, Ibrahim Saif, a obtenu le portefeuille du Plan, du Tourisme et des Antiquités, tandis que Hatem Halawani décroche le ministère du Commerce, de l'Industrie, des Communications et de l'Approvisionnement.

Le professeur d'université et conseiller du Premier ministre Mohamed Momani a été nommé ministre de l'Information, du Développement politique et des Affaires parlementaires.

"L'objectif de former un cabinet restreint est de réduire les dépenses du gouvernement", a-t-il indiqué à l'AFP après la prestation de serment, ajoutant: "il s'agit de la plus petite équipe ministérielle depuis 1976".

M. Nsour avait présenté la démission de son gouvernement fin janvier, à la suite des élections législatives boycottées par les islamistes, principale force de l'opposition, et remportées par des personnalités proches du régime, des hommes d'affaires et des chefs tribaux.

Abdallah II avait ensuite chargé son chef de cabinet de mener les consultations avec les députés afin de désigner un nouveau Premier ministre, selon un nouveau mécanisme voulu par le monarque visant à impliquer le Parlement dans le choix du chef du gouvernement.

Et M. Nsour avait été choisi de nouveau pour former un nouveau gouvernement.

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