POLITIQUE

Les positions de Justin Trudeau sur le Québec sont dépassées, dit Martin Cauchon

30/03/2013 01:18 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT
CP

OTTAWA - Justin Trudeau est peut-être le plus jeune et le plus branché des candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), mais ses positions sur les enjeux touchant le Québec sont dépassées, soutient l'un de ses rivaux, Martin Cauchon.

Les suggestions à l'effet que le Québec devrait un jour signer la Constitution ont été écartées à plusieurs reprises par le député de Papineau.

Cette approche aurait pu être appropriée il y a des décennies, alors que les Canadiens en avaient marre des sempiternels débats constitutionnels, mais aujourd'hui, elle ne tient plus la route, estime Martin Cauchon.

Les réponses de Justin Trudeau sur ces questions sont essentiellement celles que les gens donnaient jadis, a martelé l'aspirant à la chefferie lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne.

«Ce n'est plus le moment de proposer ces réponses que je qualifierais de vide que beaucoup ont utilisé dans le passé», a-t-il plaidé.

«En fait, je dirais que le temps est venu de se pencher là-dessus de plus près.»

L'ancien ministre ne suggère pas pour autant que le panier de crabes constitutionnel devrait être rouvert rapidement.

Mais en attendant que le fruit soit mûr, Ottawa devrait adopter une approche plus ouverte et plus flexible par rapport au fédéralisme canadien. Cela aurait l'heur de plaire tant aux citoyens qu'aux membres du PLC, juge-t-il.

«Lorsque (les Québécois) voit aller le Parti libéral du Canada, ils voient un parti qui défend une approche voulant qu'Ottawa sait ce qu'il y a de mieux.»

«C'est quelque chose qu'ils n'aiment pas au Québec, et en fait, les gens n'aiment pas cela dans la majorité des provinces.»

Lors du dernier débat, qui s'est tenu à Montréal, la question de l'unité nationale a fait des flammèches entre Martin Cauchon et Justin Trudeau. Ce dernier avait profité de son discours de clôture pour rejeter l'idée que des gestes spéciaux doivent être posés pour calmer le Québec.

«Le fait que nous n'ayons pas réglé le dossier (constitutionnel) amène à l'élection d'un gouvernement souverainiste à tous les 10 ans au Québec, et nous devons composer avec cela. Le Canada doit composer avec cela.»

Martin Cauchon et Justin Trudeau sont les deux seuls hommes toujours dans la course à la direction du PLC, qui prendra fin le 14 avril avec l'élection d'un nouveau leader.

Ils feront face à Deborah Coyne, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon et Joyce Murray, à moins que l'une d'entre elles ne se désiste d'ici là.

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