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Centrafrique: Washington condamne la prise de pouvoir "illégitime" du Séléka

30/03/2013 09:14 EDT | Actualisé 30/05/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont condamné samedi la prise de pouvoir "illégitime" des rebelles du Séléka "par la force" en Centrafrique, appelant à la tenue rapide d'une élection présidentielle et au "rétablissement d'un gouvernement conformément à la constitution".

"Les Etats-Unis restent très inquiets de la détérioration grave de la sécurité en République centrafricaine", écrit par ailleurs dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland.

"Nous condamnons fermement la prise de pouvoir illégitime des rebelles du Séléka par la force, l'auto-désignation de Michel Djotodia comme président et la suspension qu'il a ordonnée de la constitution et de l'Assemblée nationale", poursuit-elle.

"Le seul gouvernement légitime (...) est le gouvernement d'unité nationale dirigé par le Premier ministre Nicolas Tiangaye", ajoute Mme Nuland. Après sa prise de pouvoir, Michel Djotodia a reconduit Nicolas Tiangaye à la tête d'un gouvernement de "transition" dont les membres doivent encore être nommés.

Washington appelle les dirigeants du pays "à mettre en place rapidement un processus ouvert et légitime menant à une élection présidentielle et au rétablissement d'un gouvernement conformément à la constitution".

"L'Union africaine a déjà suspendu la Centrafrique et le pays risque la mise à l'écart de la communauté internationale et de ses partenaires régionaux", assure encore Mme Nuland.

"Toute décision prise par le futur gouvernement du pays doit se conformer de manière totale et transparente aux accords de Libreville", signés le 11 janvier entre le pouvoir, la rébellion et l'opposition prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale, poursuit-elle.

Nouveau président autoproclamé du pays, Michel Djotodia, un ancien fonctionnaire ayant basculé en 2005 dans la rébellion, a déclaré qu'il comptait diriger la Centrafrique pendant "trois ans", jusqu'à l'organisation d'élections. Il a laissé entendre vendredi qu'il ne participerait pas à la présidentielle de 2016.

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