NOUVELLES

USA: l'Argentine doit faire vendredi son offre aux "fonds vautour"

29/03/2013 03:52 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT

Au pied du mur après une série de jugements défavorables, l'Argentine doit remettre vendredi à la justice américaine son offre de paiement à deux fonds spéculatifs qu'elle qualifie de "fonds vautour" et qui la poursuivent au sujet du défaut de sa dette en 2001.

Le cabinet d'avocats Cleary, Gottlieb, Steen & Hamilton, qui représente le gouvernement argentin, devrait enregistrer le document contenant son offre auprès de la cour d'appel de New York vendredi au tout dernier moment, alors qu'il a jusqu'à minuit vendredi (04H00 GMT samedi) pour le faire.

L'Argentine doit notamment préciser comment et quand elle compte remplir ses obligations de paiements vis-à-vis de titres de dette détenus par les fonds NML Capital et Aurelius, qui la poursuivent en justice.

La présidente argentine Cristina Kirchner a déjà indiqué qu'elle était disposée à offrir à NML Capital et Aurelius les mêmes conditions que celles des accords de restructuration de la dette argentine de 2005 et 2010, signés par plus de 92% des détenteurs de titres obligataires du pays.

L'offre devrait comprendre une décote proche de 70% de la valeur nominale des titres, avec des échéances de 28 à 33 ans, ce que les fonds ont déjà dit qu'ils refuseraient.

Fin 2012, la cour d'appel de New York avait ratifié la décision du juge fédéral de première instance Thomas Griesa permettant à NML Capital et Aurelius de recouvrir intégralement et immédiatement 1,3 milliard de dollars de capital et intérêts.

Buenos Aires avait obtenu la suspension provisoire du jugement, mais mardi la cour d'appel de New York a rejeté sa demande de réexamen en assemblée plénière, ce qui met à mal sa stratégie judiciaire.

La présidente argentine a averti qu'elle refuserait d'accéder à un jugement la forçant à payer 100% du 1,3 milliard de dollars comme le permettait Thomas Griesa.

Cela risquerait d'inciter d'autres créanciers à demander un traitement égal et de faire rebondir la dette de l'Argentine jusqu'à 43 milliards de dollars à un niveau non tenable, ce qui précipiterait le pays vers un nouveau défaut de paiement.

L'Argentine s'était déclarée en décembre 2001 en défaut de paiement, le plus important de l'histoire, pour un montant de 100 milliards de dollars.

mar/ved/are

PLUS:afp