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Obama veut que le secteur privé investisse plus dans les infrastructures

29/03/2013 04:41 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT

MIAMI - Le président des États-Unis, Barack Obama, était de passage à Miami, vendredi, pour faire la promotion de son plan d'investissements dans les infrastructures publiques et de création d'emplois, tentant du même coup de démontrer que l'économie demeurait l'une des priorités de son administration.

Alors que M. Obama parle abondamment, ces jours-ci, d'immigration et de resserrement du contrôle des armes à feu, il a dévoilé les détails de son programme lors d'une allocation prononcée au port de Miami. D'importants travaux de rénovation de 2 milliards $ US sont en cours, grâce aux fonds injectés à la fois par le gouvernement et le secteur privé.

Le président Obama a rappelé que le taux de chômage dans le secteur de la construction était l'un des plus élevés, toutes industries confondues, et ce malgré qu'il ait été abaissé de près de la moitié au cours des trois dernières années.

Il a déclaré que sa priorité la plus importante, en tant que président des États-Unis, était de s'assurer que tout soit mis en oeuvre pour faire croître le véritable moteur de la croissance économique du pays: une classe moyenne prospère.

Le président démocrate prévoit notamment soumettre aux élus du Congrès une enveloppe de 4 milliards $ US en nouvelles dépenses pour deux programmes d'infrastructures, de même que le relèvement des plafonds d'obligations pour le secteur privé afin d'encourager le financement des chantiers.

Le président avait fait de l'investissement du secteur privé dans les projets d'infrastructures une pièce maîtresse de son programme, lors de son Discours sur l'état de l'union, le mois dernier. Il avait alors évoqué un programme, le «Fix-it-First», dont l'enveloppe de 40 milliards $ US en fonds publics serviraient à certains travaux de rénovation urgents.

Il n'est toutefois pas certain que le Congrès donne son aval à ce plan présidentiel, compte tenu du peu d'enthousiasme qu'ont suscité les propositions d'Obama en matière de dépenses auprès des élus républicains. La banque d'infrastructures, une autre mesure incluse dans le programme actuel, avait déjà été soumise plusieurs fois au cours du premier mandat de M. Obama, sans jamais être adoptée.

Alan Krueger, président du Conseil économique national de la Maison-Blanche, a indiqué que les propositions annoncées vendredi coûteraient au total quelque 21 milliards $ US.

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