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Libor: un tribunal américain rejette des accusations visant les banques

29/03/2013 08:32 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT

Un tribunal de New York a rejeté vendredi une "part importante" des accusations portées contre plusieurs grandes banques aux Etats-Unis, dont Bank of America ou la britannique Barclays, dans le scandale de la manipulation du taux interbancaire du Libor.

"Cela peut sembler inattendu que nous rejetions une part importante des accusations portées par les plaignants (...) mais cette décision est bien moins infondée qu'il n'y paraît", écrit la juge Naomi Buchwald dans un jugement consulté par l'AFP.

Des établissements financiers américains locaux associés et les Etats de New York et du Connecticut avaient saisi la justice, estimant avoir été lésés par la manipulation du Libor, un taux interbancaire central dans la finance mondiale et influençant un grand nombre de produits financiers grand public comme les prêts étudiants.

Tout en reconnaissant que certaines banques incriminées ont déjà accepté de payer des amendes aux régulateurs pour échapper aux poursuites, la juge Buchwald ajoute que "seules quelques accusations" portées par les plaignants pourront être examinées par la justice.

Dans sa décision, la juge a notamment rejeté ainsi les accusations de violations de lois fédérales antitrust et de racket, estimant que ces griefs ne reposaient pas sur des bases légales assez solides.

Plusieurs des banques impliquées dans le scandale du Libor ont ces derniers mois versé d'importantes amendes pour éviter d'être poursuivies en justice par les autorités de régulation.

En février, Royal Bank of Scotland a payé plus de 600 millions de dollars aux autorités britanniques et américaines.

Fin 2012, la banque suisse UBS a accepté de verser 1,5 milliard de dollars en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Quant à Barclays, à l'origine de la révélation du scandale à l'été 2012, son amende s'est élevée à 440 millions de dollars.

jt/sam

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