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Irak: 17 morts dans des attentats contre des mosquées chiites

29/03/2013 09:01 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT

Au moins 17 personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres blessées dans cinq attentats à la voiture piégée contre des mosquées chiites à l'heure de la prière du vendredi à Bagdad et à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, selon des sources médicales et de sécurité.

Les attaques ont eu lieu en l'espace d'une heure dans la capitale irakienne et à Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad.

Ces nouveaux attentats se produisent dans un contexte très tendu de campagne pour les élections provinciales, prévues le 20 avril dans 12 des 18 provinces irakiennes. Selon un bilan établi par l'AFP, 11 candidats ont été tués dans des violences depuis fin février.

A Bagdad, des attentats se sont produits dans les quartiers de Jihad, Qahira, Zafraniyah et Binouk.

Les forces de sécurité ont menacé d'arrêter un photographe et un journaliste vidéo de l'AFP qui tentaient de s'approcher du lieu d'un des attentats.

Selon le journaliste, le quartier entourant la mosquée chiite visée à Qahira, au nord-est de Bagdad, était bouclé par l'armée. Au moins trois personnes ont péri dans cette attaque. Des proches des victimes et des habitants du quartier étaient en pleurs. Du sang et des débris jonchaient la chaussée sur plusieurs dizaines de mètres.

A Kirkouk, une ville située dans une bande de territoire que se disputent la région autonome du Kurdistan irakien et le gouvernement irakien, un autre attentat a fait trois morts et 70 blessés, selon Sadiq Omar Rassoul, directeur des services médicaux de la province de Kirkouk.

Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais des insurgés sunnites, dont Al-Qaïda en Irak, prennent régulièrement pour cible les forces de sécurité et la communauté chiite, majoritaire dans le pays, avec l'objectif de déstabiliser le gouvernement du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

M. Maliki fait également face à une intense vague de contestation de la part de la minorité sunnite qui s'estime "marginalisée" par sa politique.

Si elles continuent à endeuiller l'Irak au quotidien, ces violences sont cependant loin des niveaux qu'elles atteignaient au plus fort du conflit religieux entre 2006 et 2008.

Ces attentats ont tué au moins 256 personnes en mars, selon des données communiquées par des responsables médicaux et des forces de sécurité.

bur-gde/cnp

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