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Damas dénonce une "escalade" des rebelles après les tirs sur un campus

29/03/2013 08:32 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT

Le ministre syrien de l'Information, Omrane al-Zohbi, a dénoncé vendredi une "escalade" des opérations des rebelles à Damas, au lendemain de la mort de 15 étudiants dans des tirs d'obus sur un campus de la capitale.

"Les attaques des terroristes contre les quartiers résidentiels, les écoles, les universités et les hôpitaux par des tirs d'obus de mortier sont une exécution d'ordres venus de l'extérieur pour mener une escalade terroriste d'envergure", a déclaré le ministre à la télévision publique syrienne.

Selon lui, le but de cette escalade est "de faire croire que les terroristes attaquent le centre de la capitale (...) ou qu'ils sont tout près de réaliser l'objectif de leur agression contre la Syrie".

"L'armée, le peuple et le commandement de ce pays ont pris la décision décisive de défendre le pays jusqu'à la dernière minute", a-t-il assuré.

Au moins 15 étudiants ont été tués jeudi par des obus de mortier à la faculté d'architecture, près de la place ultra-sécurisée des Omeyyades dans le centre de Damas, selon la télévision publique.

Les tirs d'obus et de roquettes par les insurgés se sont multipliés ces dernières semaines sur Damas, place forte du régime dont les troupes tentent de neutraliser les poches rebelles à la périphérie et d'empêcher les combattants d'avancer dans la capitale.

Selon M. Zohbi, les ordres pour mener une escalade proviennent "du Qatar, de la Turquie et de certains services de renseignements arabes et occidentaux qui tentent désespérément de faire tomber l'Etat syrien".

Depuis le début de la révolte en Syrie, qui s'est militarisée face à la répression brutale, Damas accuse l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie voisine de financer et d'armer les rebelles, qualifiés de "terroristes" par le régime de Bachar al-Assad.

Le ministre syrien a de nouveau critiqué la décision lundi de la Ligue arabe d'accorder le siège de la Syrie à l'opposition syrienne, accusant Doha de "se comporter à l'égard de la Ligue arabe comme s'il s'agissait de l'une des compagnies de l'émir qatari".

Damas avait déjà estimé mercredi que la décision de la Ligue arabe l'empêchait désormais de prendre part à un règlement du conflit qui a fait, selon l'ONU, plus de 70.000 morts depuis mars 2011.

bur-kam/ram/fc

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