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Soudan: des rebelles rejettent l'appel au dialogue du vice-président

28/03/2013 07:22 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Un groupe rebelle du sud du Soudan a rejeté jeudi un appel au dialogue du vice-président soudanais Ali Othmane Taha, et prôné des négociations en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ali Othmane Taha avait appelé mardi les rebelles du sud du pays à participer à l'élaboration d'une nouvelle Constitution qui doit remplacer celle de 2005 basée sur l'accord de paix ayant mis fin à la guerre civile entre Nordistes et Sudistes et entraîné la sécession du Soudan du Sud en juillet 2011.

Il avait laissé entendre que l'amélioration des relations avec le Soudan du Sud avait permis une ouverture en direction des rebelles de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N), que le Soudan accusait Juba de soutenir.

Le chef du SPLM-N, Malik Agar, a cependant jugé que l'appel de M. Taha était "à des fins de politique intérieure" et qu'il était "trompeur pour les Soudanais, et dans une certaine mesure, pour la communauté internationale".

Il a indiqué à l'AFP être prêt à entamer des négociations avec Khartoum "sur la base de (la résolution) 2046" du Conseil de sécurité de l'ONU, votée en mai 2012.

Cette résolution appelait à la fin des combats entre le Soudan et le Soudan du Sud à leur frontière controversée et exigeait des négociations pour résoudre les différends entre les deux pays, notamment le conflit entre Khartoum et le SPLM-N.

Selon l'ONU, ces négociations devraient reprendre sur les bases d'un accord-cadre signé en juin 2011 par le SPLM-N et le conseiller du président Omar al-Béchir, Nafie Ali Nafie.

L'accord, qui n'est jamais entré en vigueur, reconnaissait le SPLM-N comme un parti politique légal et obligeait les autorités et les rebelles à engager un "partenariat politique" dans les Etats du Nil-bleu et du Kordofan-Sud.

M. Taha a "essayé d'éviter" l'application de cet accord et de la résolution du Conseil de sécurité, a estimé M. Agar, qui était le gouverneur du Nil-Bleu avant le début des combats dans cette région en septembre 2011.

Les rebelles du SPLM-N ont combattu au côté des Sudistes pendant la guerre, mais Juba affirme avoir coupé tout lien militaire avec ce groupe, même si experts et diplomates affirment le contraire.

L'armée et le SPLM-N s'affrontent depuis l'été 2011 au Kordofan-Sud et au Nil bleu, deux régions frontalières avec le Soudan du Sud où Khartoum cherche à affirmer son autorité.

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