NOUVELLES

Moscou "fermement" contre le transfert du siège syrien à l'ONU aux rebelles (ambassadeur)

28/03/2013 03:15 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

L'ambassadeur russe à l'ONU a déclaré jeudi que son pays "s'opposerait fermement" à toute tentative de transférer le siège occupé par la Syrie aux Nations unies aux rebelles qui combattent le régime de Bachar al-Assad.

Un tel changement "saperait la réputation des Nations unies", a assuré Vitali Tchourkine, réaffirmant par ailleurs la condamnation russe de la Ligue arabe, qui a, elle, donné le siège syrien au sein de son organisation --qui était vacant en novembre 2011 -- aux représentants des rebelles.

Intervenant mardi lors de l'ouverture du 24e sommet ordinaire arabe à Doha, le chef de la Coalition de l'opposition syrienne Ahmad Moaz Al-Khatib a appelé "les pays frères et amis" à aider sa Coalition à "occuper le siège de la Syrie à l'ONU et dans les organisations internationales", pour se substituer au régime de Bachar al-Assad, de plus en plus isolé au plan international.

Selon des diplomates, les pays arabes préparent une campagne pour que le siège syrien à l'ONU revienne aux rebelles, mais aucun changement ne devrait en tout état de cause avoir lieu avant le début de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, en septembre.

La Russie, principal soutien international du régime Assad, est membre à l'Assemblée générale de l'ONU du la Commission de vérification des pouvoirs, chargée d'examiner les pouvoirs des représentants des Etats membres, et qui aurait justement à ce titre une recommandation à faire à l'Assemblée sur le siège syrien.

"Nous nous opposerons très fermement (au transfert du siège aux rebelles), mais je ne pense pas que cela arrivera", a déclaré M. Tchourkine à des journalistes. La plupart des Etats membres de l'ONU sont des membres "responsables", a-t-il poursuivi: "Ils tiennent à cette institution, ils comprennent bien que si quelque chose de ce type arrivait, cela saperait la réputation des Nations unies".

"Je crois qu'une telle motion n'aurait pas beaucoup de soutien aux Nations unies", a-t-il assuré.

Evoquant la décision de la Ligue arabe, M. Tchourkine a jugé qu'elle "sapait" les efforts de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi. "Elle agit de plus en plus comme une force négative, et non pas positive", a-t-il assuré.

tw/mdm/lb

PLUS:afp