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Mexique: des hommes armés s'emparent d'une ville et arrêtent les policiers

28/03/2013 06:38 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

ACAPULCO, Mexique - Des centaines d'hommes armés se sont emparés d'une ville de l'État de Guerrero, le long de la côte mexicaine du Pacifique, arrêtant les policiers et fouillant des résidences après la mort d'un de leurs chefs.

Plusieurs hommes ont aussi ouvert le feu contre une voiture de touristes mexicains qui se rendaient à la plage.

Les individus disent appartenir à la «police communautaire» de la région. Ils prétendent qu'environ 1500 de leurs membres ont érigé des points de contrôle dans la ville de Tierra Colorado, le long de l'autoroute qui relie Mexico à Acapulco.

Ils ont arrêté 12 policiers et l'ancien directeur de la sécurité publique après qu'un leader du groupe d'autodéfense de l'État ait été assassiné lundi.

Un touriste qui se rendait à la plage avec des proches a été légèrement blessé mardi, quand il a refusé de s'arrêter à un point de contrôle et que les hommes armés ont ouvert le feu contre sa voiture.

Les miliciens accusent l'ancien directeur de la sécurité publique d'avoir trempé dans la mort de Guadalupe Quinones Carbajal pour le compte d'un groupe criminel de la région. Le corps de l'homme de 28 ans aurait ensuite été abandonné dans une ville voisine lundi.

Les miliciens ont présenté mercredi plusieurs fusils d'assaut sophistiqués qui pourraient avoir été retrouvés à bord de la voiture de l'ancien directeur. Ce dernier et les policiers ont été remis aux procureurs de l'État, qui auraient accepté d'enquêter sur leurs liens présumés avec le crime organisé.

Les groupes d'autodéfense se font de plus en plus nombreux au Mexique. Ils affirment combattre la violence, les enlèvements et l'extorsion dont se rendent coupables les cartels de narcotraficants, mais certains observateurs croient que les miliciens eux-mêmes contreviennent parfois à la loi ou aux droits de ceux qu'ils interpellent, quand ils ne collaborent pas directement avec les criminels.

Les dirigeants mexicains tolèrent la présence de ces groupes dans les régions rurales, où le gouvernement est fréquemment incapable d'assurer la sécurité du public.

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