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Les poches de Turin sortent du frigo

28/03/2013 12:37 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Le CIO va passer au peigne fin tous les tests antidopage des Jeux d'hiver de 2006 pour vérifier les nouvelles méthodes de détection.

Ces tests qui datent un peu ne sont pas pour autant périmés, bien conservés dans un grand congélateur au Laboratoire antidopage de Lausanne.

Le CIO conserve depuis les Jeux d'Athènes (de 2004) tous les tests qu'il a fait subir aux plus grands champions durant les quinzaines olympiques, dans le but qu'ils puissent un jour servir de preuve d'une infraction aux règles antidopage.

« Je pense que c'est un des outils les plus forts et les plus dissuasifs qu'a le CIO, l'une des rares organisations à conserver les échantillons jusqu'à la fin de la période autorisée de huit ans », souligne Richard Budgett, le directeur médical et scientifique du CIO à l'agence AFP.

« Nous allons donc faire réanalyser des échantillons de Turin, et je l'espère, profiter du fait que la science a fait beaucoup de progrès en 8 ans, estime le médecin. Je serais surpris si nous n'avions aucun résultat anormal. »

Selon lui, les tests sont plus sensibles et des substances comme l'hormone de croissance sont désormais détectables, ce qui n'était pas le cas auparavant.

Les précédentes analyses complémentaires menées par le CIO ont été plutôt fructueuses et ont abouti à la révision de 7 podiums olympiques jusqu'à présent.

Certains échantillons sanguins analysés en 2008 présentaient des traces de CERA, une EPO de troisième génération qui venait d'être commercialisée et pour laquelle un test de détection venait d'être finalisé cet été là. Quelques mois plus tard, à la recherche de CERA, le CIO avait réexaminé une petite partie des échantillons des Jeux de Turin en 2006. Sans rien trouver.

En 2012, les tests antidopage des Jeux d'Athènes de 2004 ont été soumis à de nouvelles analyses, avant la date de prescription de 8 ans. L'opération s'était soldée par la disqualification de cinq médaillés.

L'EPO de troisième génération (CERA ou Continuous Erythropietin Receptor Activator) a l'avantage d'être efficace sur une période de trois semaines au lieu d'une. Il a été développé par le laboratoire pharmaceutique suisse La Roche originellement pour traiter les anémies. C'est le laboratoire de Châtenay-Malabry, membre de l'AMA qui a mis au jour les premiers cas de dopage au CERA.

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