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Hausse des signalements à la DPJ

28/03/2013 05:31 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

La Direction de la protection de la jeunesse ( DPJ ) de Québec doit composer avec une hausse substantielle et constante du nombre de signalements d'enfants en difficulté. Cette augmentation, si elle perdure depuis cinq ans, est d'autant plus significative depuis l'automne dernier.

Selon ses responsables, certaines semaines, la DPJ reçoit jusqu'à deux fois plus d'appels que la moyenne. Cette hausse, jusqu'ici inexpliquée, a d'importantes répercussions sur les effectifs de la DPJ qui doivent traiter un nombre important de dossiers. Or, selon le directeur général du Centre jeunesse de Québec, Jacques Laforest, la situation est encore gérable et le personnel est en nombre suffisant.

« Moi je pense que c'est suffisant pour faire de bonnes choses aujourd'hui. On réussit à faire un travail intéressant. Si on avait un peu plus de ressources et que nos intervenants avaient moins de pression, ça aiderait. C'est certain que ça aiderait », reconnait-il néanmoins.

Aussi, la directrice de la DPJ, Dominique Jobin, précise qu'aucun signalement n'est inutile et que bien que leur augmentation exerce une forte pression sur le personnel, les gens inquiets doivent continuer à recourir aux services de la DPJ.

« Je veux que les téléphones soient dirigés vers les services de la DPJ. À ce moment-là, nous autres on s'organisera pour mieux les orienter vers les bons services, parce qu'autrement, on risquerait d'en échapper. Je ne veux vraiment pas que les gens se mettent à évaluer eux-mêmes les situations », insiste-t-elle.

La hausse des signalements n'entraîne pas automatiquement une hausse des signalements retenus. Plusieurs familles sont plutôt dirigées vers des ressources communautaires ou les CLSC.

Le Centre jeunesse de Québec célèbre cette année son 20e anniversaire.

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