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Formation d'un gouvernement italien: les pourparlers échouent

28/03/2013 02:51 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

MILAN - L'Italie se trouvait toujours dans une impasse politique, jeudi, en raison de l'échec des négociations visant la formation d'un nouveau gouvernement.

Le leader de centre-gauche Pier Luigi Bersani, qui discutait avec les autres formations depuis vendredi dernier, s'est montré amer devant les journalistes au moment où il a confirmé que les pourparlers avaient avorté.

Car certaines des conditions mises de l'avant par les autres formations politiques pendant ces négociations étaient «inacceptables», a plaidé le politicien.

La coalition de M. Bersani contrôle la Chambre basse, mais pas le Sénat. Le leader a écarté la possibilité d'une alliance avec les forces de centre-droit de Silvio Berlusconi.

Ce sera maintenant au président italien Giorgio Napolitano de décider de la suite des événements. Il doit tenir une journée de consultations, vendredi, afin d'évaluer les différentes pistes de solution, a déclaré Donato Marra, secrétaire général du président.

La formation d'un gouvernement «technique» chargé de s'attaquer aux dossiers urgents afin de protéger l'économie italienne semble de plus en plus probable en vertu de cet échec.

Les élections italiennes de février s'étaient soldées par une impasse impliquant les troupes de centre-gauche de Pier Luigi Bersani, la coalition de centre-droit de Silvio Berlusconi et le mouvement anti-establishment M5S (Mouvement cinq étoiles) de l'ancien humoriste Beppe Grillo, qui a brouillé les cartes.

La frange radicale de gauche du parti de Pier Luigi Bersani a contraint ce dernier à écarter toute idée d'alliance avec les troupes de Silvio Berlusconi — une coalition large que le président Napolitano favorisait.

De son côté, le M5S de Beppe Grillo a clairement indiqué qu'il ne soutiendrait pas la coalition de centre-gauche ou toute autre formation politique établie, et ce, malgré les appels à la raison formulés mercredi par M. Bersani.

Le premier ministre sortant Mario Monti, dont la coalition centriste est arrivée quatrième aux élections, doit assurer l'intérim jusqu'à ce qu'un remplaçant soit nommé. Le M5S a suggéré jeudi que son mandat se poursuive à la tête de l'Italie.

On ignore cependant si le président Giorgio Napolitano juge l'idée acceptable ou même si Mario Monti serait intéressé à demeurer en poste.

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