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Commerce des armes: Iran et Corée du Nord objectent, consultations en cours

28/03/2013 04:36 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

L'Iran et la Corée du Nord ont émis jeudi des objections au projet de traité réglementant le commerce des armes classiques, actuellement en négociation à l'ONU à New York, mais des consultations continuaient pour tenter de sortir de cette impasse.

L'adoption doit se faire par consensus entre les 193 pays membres des Nations unies, ce qui fait que n'importe quel Etat peut en théorie bloquer le texte.

Au moment du vote, le président de la conférence, l'Australien Peter Woolcott, a d'abord déclaré que "personne ne bloquait". Puis il a constaté que les représentants iranien et nord-coréen avaient "levé leur drapeau" pour manifester leur opposition.

Il a alors annoncé qu'il "suspendait la réunion afin de mener des consultations supplémentaires".

Au début de la séance plénière, les représentants de l'Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie avaient l'un après l'autre fait part de leur "objection" au projet de traité soumis par M. Woolcott.

L'ambassadeur iranien à l'ONU, Mohammed Khazaee, avait fait valoir qu'il soumettait les pays acheteurs d'armes à un diktat des pays exportateurs, et qu'il ignorait "les droits des peuples sous occupation coloniale" ainsi que le "droit naturel des Etats à se défendre contre une agression".

Le représentant nord-coréen avait lui estimé que le texte n'était "pas équilibré" et qu'il pouvait être "manipulé politiquement par les principaux exportateurs".

L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, avait de son côté déploré que le projet de traité ne couvre pas explicitement "le commerce illégal d'armes qui soutient le terrorisme", en référence à l'opposition syrienne qui, selon Damas, est armée par les pays du Golfe et la Turquie. "Certains pays fournissent des armes aux groupes terroristes", avait-il dit.

Si ces pays maintiennent leur opposition, le projet de traité devra être renvoyé devant l'Assemblée générale de l'ONU qui devra prendre la décision de l'ouvrir à la signature.

Le principe du traité est que chaque pays évalue, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour contourner un embargo international, commettre un génocide ou d'autres "violations graves" des droits de l'homme, ou si elles peuvent tomber aux mains de terroristes ou de criminels.

avz/sam

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