NOUVELLES

Chypre: les restrictions bancaires pourraient être levées d'ici un mois (ministre)

28/03/2013 01:07 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Les limitations sur les mouvements de capitaux mises en place à Chypre pour éviter une fuite massive de fonds pourraient être levées d'ici un mois, a annoncé jeudi le ministre chypriote des Affaires étrangères, Ioannis Kasoulides.

"Nous nous attendons à ce que les restrictions soient levées d'ici un mois si tout se passe aussi bien qu'aujourd'hui" a déclaré M. Kasoulides lors d'une conférence de presse, en allusion à la réouverture dans le calme des banques, avec des restrictions comprenant une limitation des retraits à 300 euros par jour et une interdiction d'emporter plus de 1.000 euros à l'étranger.

Ces mesures ont été publiées au journal officiel pour une durée d'une semaine, période après laquelle la Banque centrale a précisé qu'elles seraient levées progressivement, en fonction de la réaction des déposants.

Faisant écho à des déclarations du président Nicos Anastasiades, M. Kasoulides a rendu hommage au "comportement adulte et responsable des citoyens de Chypre".

"Tout a fonctionné dans l'ordre", a-t-il ajouté.

Le président chypriote Nicos Anastasiades avait déjà remercié ses compatriotes sur twitter et dans un communiqué pour leur "grand sens des responsabilités".

La réouverture des banques jeudi, après 12 jours de fermeture en raison de craintes des autorités d'une fuite massive de capitaux, s'est passée dans le calme avec une affluence importante à l'ouverture à la mi-journée qui s'est tarie dans l'après-midi.

Le gouvernement a mis par ailleurs en place jeudi une commission d'enquête chargée de déterminer s'il y a eu "des responsabilités criminelles, civiles ou politiques" dans la crise.

Interrogé sur de possible arrestations, poursuites et mises en examen, M. Kasoulides a répondu: "il est fort possible que ce soit le cas".

Concernant l'avenir de Chypre, il a estimé que la baisse du Produit intérieur brut (PIB), prévue en décembre à -3,2% pour 2013, "sera indubitablement bien plus importante que cela".

Il a cependant dit sa "conviction que notre système bancaire, en dépit des difficultés qu'il traverse (...) se remettra debout".

"Ce n'est pas la première fois que notre économie souffre d'un choc aussi abrupt et violent", a-t-il, rappelant qu'elle avait été "totalement détruite" par l'invasion turque de 1974, "mais la capacité des Chypriotes à rebondir a permis de reconstruire l'économie très rapidement".

al/bpz/sw/cnp

PLUS:afp