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Canada: le Québec annonce un moratoire partiel sur la filière de l'uranium

28/03/2013 06:49 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement québécois a annoncé jeudi la réalisation prochaine d'études sur la filière uranifère et la suspension, en attendant leur résultat, des autorisations d'exploration et d'exploitation d'uranium sur l'ensemble de la province francophone canadienne.

Le ministre québécois du Développement durable et de l'environnement, Yves François Blanchet, a indiqué que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) lancerait ensuite à l'automne prochain des consultations publiques "sur les impacts environnementaux et sociaux de l'exploration et de l'exploitation de cette filière".

Evoquant une "effervescence salutaire" autour de ces questions, il a souligné, selon un communiqué, que "les entreprises et le gouvernement étaient engagés dans le processus de définition du cadre de ce développement", dans un souci "d'acceptabilité sociale", en particulier sur les territoires gérés par les autochtones, invités à participer au débat.

Il s'agit de territoires gérés par la Convention de la Baie James ainsi que du Nord du Québec.

Les Amérindiens Cris se sont félicités de cette annonce, tout en déplorant qu'elle n'ait pas fait l'objet d'une entente préalable avec eux.

Les organisations écologistes, dont l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et le Mouvement Vert Mauricie, ont elles aussi exprimé leur "grande satisfaction", regrettant toutefois que le gouvernement n'ait pas suspendu les permis d'exploration et d'exploitation en cours en attendant les résultats de son enquête.

En revanche, la société Ressources Strateco, qui travaille depuis plusieurs années sur le projet uranifère Matoush, dans les monts Otish, dans le nord de la province, a dénoncé la décision de Québec.

Celle-ci, déclare Strateco dans un communiqué, "a pour objet de retarder indûment l'octroi de tout certificat d'autorisation" pour ce site prometteur, jugé sans danger, selon elle, par les experts de la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

via/are

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