La police de Montréal tente d'identifier la vingtaine de jeunes qui ont causé des dommages et des méfaits dans une quinzaines de stations de la ligne orange du métro, le 9 mars dernier. Ils risquent de lourdes amendes et des accusations au criminel.

Si les jeunes n'avaient pas publié les photos de leur marathon de beuverie sur Internet, ils ne seraient même pas recherchés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Les participants ont parcouru la ligne orange de Côte-Vertu à Place-d'Armes en s'arrêtant à chaque station pour boire une bière. Sur des images, ils boivent, urinent sur des bancs, vomissent, marchent sur les voies, font des graffitis et autres méfaits. Une photo prise à la station Lucien-L'Allier montre un jeune debout sur la loge du changeur. En dessous, l'employé de la Société de transport de Montréal (STM) est au téléphone. Pourtant, aucun signalement n'est parvenu aux oreilles de la police.

« C'est sûr qu'on serait intervenu parce qu'on ne tolère pas ce genre de comportement-là », affirme l'inspecteur chef du SPVM, Philippe Pichet.

« Il y a des caméras, il y a un système qui fonctionne d'échange d'informations. Si la STM voit des choses inappropriées, elle va nous le signaler et nous on va intervenir. À ce moment-ci, ce que je vous dit, c'est qu'on n'a pas eu d'appel 9-1-1 ni de demande de la part de la STM d'intervenir, reliée à cette situation-là », a expliqué M. Pichet.

Le SPVM est en charge de la sécurité du métro depuis 2007. La porte-parole de la STM Isabelle Tremblay a qualifié ces actes d'« irresponsables, illégaux et extrêmement dangereux ». Elle a ajouté que les bandes vidéos seraient remises à la police.

Avec les informations de Thomas Gerbet