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Algérie: cinq islamistes, dont un haut responsable, tués en Kabylie (médias)

28/03/2013 07:43 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Cinq islamistes, dont un "émir" et un jihadiste récemment condamnés à mort par contumace, ont été abattus cette semaine par les forces spéciales en Kabylie, région du nord-est de l'Algérie, selon des sources sécuritaires citées jeudi par la presse locale.

Badache Saïd, 39 ans, chef d'un important groupe islamiste --la phalange Ibn el-Moqafa-- et originaire de la commune de Dellys (Kabylie, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger) et Nouali Hamza avaient été condamnés à mort par contumace le 19 mars, aux côtés du chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, et de 32 autres islamistes, a rapporté le quotidien francophone Liberté.

Parmi les cinq islamistes abattus lundi soir et mardi figure également Karim Mesrour, "considéré comme un élément très influent" des groupes jihadistes de la région, selon le quotidien gouvernemental El-Moudjahid. Il fait partie d'une famille engagée dans le jihad et également originaire de Dellys.

Les forces de sécurité mènent dans le nord-est du pays une lutte acharnée contre les groupes islamistes armés, très présents dans les massifs accidentés de Kabylie et ses alentours et qui attaquent périodiquement les casernes et autres sites des forces de l'ordre.

La plus violente attaque islamiste a eu lieu à la mi-janvier contre le site gazier de Tigentourine, à 1.300 km au sud-est d'Alger.

Cette offensive sans précédent dans l'histoire des attaques jihadistes en Algérie s'est terminée tragiquement par la mort de 37 étrangers et d'un Algérien, pris en otage par les islamistes, dont trois ont été arrêtés et les autres abattus.

Durant les années 1990, l'Algérie a vécu une décennie noire de combats entre islamistes armés et militaires qui ont fait quelque 200.000 morts, selon des estimations officielles.

Nombre d'islamistes se sont ensuite regroupés au sein d'Aqmi ou ont rejoint d'autres groupes jihadistes dans le Sahel. Très présents dans le nord du Mali où ils ont élu domicile en tentant de transformer ce pays en base-arrière de leurs activités, ils sont depuis le 11 janvier la cible d'une offensive militaire franco-malienne destinée à les neutraliser.

bmk/tg/vl

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