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12 morts dans le bombardement de la faculté d'architecture de Damas

28/03/2013 08:50 EDT | Actualisé 28/05/2013 05:12 EDT

Pendant qu'en Turquie les autorités expulsent 600 réfugiés syriens, à Damas, une douzaine d'étudiants ont été tués jeudi lors du bombardement de la faculté d'architecture, au centre de la capitale.

Il s'agirait, selon la télévision publique syrienne, de tirs d'obus de mortiers en provenance de la place des Omeyyades. La chaîne de télévision fait état d'au moins 12 morts et d'un  nombre indéterminé de blessés.

Depuis plusieurs semaines, ce quartier de Damas est la cible d'attaques orchestrées par les forces rebelles qui resserrent leur emprise sur la capitale syrienne toujours contrôlée par les forces gouvernementales fidèles au président Bachar Al-Assad.

Expulsion de réfugiés syriens en Turquie

Pendant ce temps, en Turquie, les autorités ont expulsé du pays plus de 600 réfugiés syriens impliqués dans des affrontements avec la police militaire turque mercredi, dans un camp de réfugiés.

« Ces personnes étaient impliquées dans les violences d'hier [mercredi]. Elles ont été vues par les caméras de surveillance dans le camp », a expliqué un responsable des autorités turques à l'agence Reuters.

« De 600 à 700 personnes ont été expulsées. Les forces de sécurité continuent d'examiner les images vidéo et si elles découvrent d'autres personnes, elles seront expulsées », a ajouté le responsable.

Les réfugiés qui ont affronté les policiers militaires turcs manifestaient contre les conditions de vie difficiles qui prévalent dans le camp de réfugiés aménagé à la frontière turco-syrienne.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés s'est dit jeudi « très préoccupé » par ces présumés cas de « déportation » en Turquie.

Armes chimiques : toujours pas d'accord entre l'ONU et Damas

Par ailleurs, le gouvernement du président Bachar Al-Assad refuse toujours d'accorder un accès libre à son territoire aux enquêteurs des Nations unies qui désirent y mener une enquête sur l'utilisation présumée d'armes chimiques lors de la guerre civile qui embrase la Syrie depuis plus de deux ans maintenant.

L'équipe d'enquêteurs de l'ONU, dirigée par le professeur suédois Ake Sellstrom, n'a toujours pas trouvé d'accord avec le régime Al-Assad sur l'étendue des enquêtes, ont précisé des diplomates et des responsables onusiens jeudi.

Selon l'ONU, les recherches se concentreront dans un premier temps sur les accusations portées par le gouvernement syrien, qui a été le premier à demander une enquête.

La France et le Royaume-Uni ont de leur côté demandé à l'ONU d'étudier toutes les accusations, qu'elles viennent de l'opposition ou de Damas.

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