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Wall Street échoue à battre de nouveaux records, pénalisée par la zone euro

27/03/2013 04:37 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Wall Street a fini sans direction mercredi, ne parvenant pas à battre de nouveaux records, dans un contexte de craintes persistantes en zone euro et en dépit de l'optimisme sur la vigueur de l'économie américaine: le Dow Jones a cédé 0,23% mais le Nasdaq a pris 0,12%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 33,49 points à 14.526,16 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 4,04 points à 3.256,52 points.

Porté par des chiffres économiques jugés encourageants aux Etats-Unis, le DJIA, indice star à Wall Street, avait terminé mardi à 14.559,65 points, un niveau encore jamais atteint en clôture auparavant.

L'indice élargi Standard and Poor's 500, qui a une nouvelle fois frôlé son propre record historique (1.565,15 points) atteint le 9 octobre 2007, en se hissant en cours de séance jusqu'à 1.564,07 dollars, a abandonné 0,06% à 1.562,85 points.

La bonne humeur de Wall Street a été fragilisée dès l'ouverture par une nouvelle vague d'inquiétudes outre-Atlantique mais après un début de séance nettement dans le rouge, le marché américain s'est rapproché de l'équilibre, le Nasdaq repassant dans le vert.

"L'Europe est pour l'instant le seul facteur qui empêche le marché américain de se hisser à de nouveaux plus hauts", a noté Art Hogan, de Lazard Capital Market.

Aux Etats-Unis, "l'environnement économique s'améliore doucement et seules des publications décevantes lors de la prochaine saison de résultats d'entreprises pourraient faire tourner le marché", a-t-il ajouté.

En Europe, alors que l'impact du plan de sauvetage financier de Chypre sur la zone euro continuait d'inquiéter, l'Italie revenait aussi au centre des préoccupations en raison d'"une émission obligataire décevante et (du) malaise politique" dans le pays, ont relevé les analystes de Charles Schwab.

Mais "nous sommes loin du désastre d'il y a un an ou deux lorsque de vives craintes de contagion agitaient le marché américain, le (problème européen) apparaît mieux isolé et nous sommes persuadés que la BCE (Banque centrale européenne) va tout faire pour assurer la pérennité de l'expérience de l'euro", a nuancé Art Hogan.

Les investisseurs ont aussi été déçus par le léger recul des promesses de vente de logements américains en février après leur bond en janvier.

Le marché obligataire a avancé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,851% contre 1,906% mardi soir et celui à 30 ans à 3,092% contre 3,131% la veille.

ppa/sl/mdm

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