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Tunisie: des réfugiés africains et palestiniens réclament une réinstallation

27/03/2013 03:42 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Plusieurs dizaines de réfugiés africains campaient mercredi à Tunis et 12 Palestiniens poursuivaient une grève de la faim dans le sud pour demander à quitter le pays, qui ne protège par les demandeurs d'asile, ont annoncé leurs porte-parole.

Selon Imad Mohamed, les 41 protestataires africains -- dont huit femmes et cinq enfants -- venus du Soudan, du Tchad, d'Ethiopie et d'Erythrée, ont participé mardi à la marche d'ouverture du Forum social mondial (FSM), avant de passer leur première nuit devant le siège du Haut commissariat pour les réfugiés des Nations Unies (HCR) à Tunis.

Dans le sud, des refugiés palestiniens poursuivaient mercredi dans le camp de Choucha (sud) leur grève de la faim entamée il y a douze jours, selon Jamel Hammour, coordinateur de ce groupe de familles ayant vécu 25 ans en Libye, jusqu'à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en août 2011.

"Pour nous Palestiniens, pas d'accueil, pas de nationalité, pas de circulation, pas d'école pour nos enfants", a dénoncé M. Hammour.

La représentante du HCR à Tunis, Ursula Aboubacar, a assuré que des médecins suivaient l'état de santé des grévistes de la faim, et expliqué que les pays d'accueil considéraient les Palestiniens comme les plus à même de "s'intégrer en Tunisie", dont ils partagent la langue et la culture.

Quant au groupe des Africains campant devant le HCR, certains n'ont pas obtenu le statut de réfugiés, a expliqué Mme Aboubacar.

"Ils ont la possibilité d'accèder à un projet suisse qui leur permet de rentrer chez eux, ou s'ils préfèrent rester en Tunisie, ils auront les moyens de s'intégrer grâce à des micro-projets financés par l'Allermagne", a-t-elle ajouté.

Les autorités tunisiennes et le HCR ont décidé de fermé fin juin le camp de transit de Choucha, ouvert début 2011 pour les réfugiés du conflit libyen.

Selon le HCR, un millier de ces réfugiés vivent encore dans le camp ou dans les villes voisines. Environ 600 sont sur le départ pour un pays tiers, tandis que 300 à 400 resteront en Tunisie.

La Tunisie a accueilli plus de 300.000 réfugiés pendant le conflit qui a provoqué la chute de Mouammar Kadhafi en Libye. Au pic de la crise, le camp de Choucha a accueilli 18.000 personnes. La majorité sont rentrés dans leur pays d'origine et environ 3.000 ont été réinstallés en Occident.

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