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PC et NPD font des appels du pied aux extrêmes politiques, dit Justin Trudeau

27/03/2013 04:50 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

TORONTO - Alors que la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) tire à sa fin, Justin Trudeau a effectué mercredi un arrêt dans le coeur financier de Toronto, où il a accusé à la fois le premier ministre, Stephen Harper, et le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, de tendre la main aux extrémistes politiques.

Au même moment, M. Trudeau a assuré que s'il devenait chef libéral, il ne se livrerait pas à une «campagne (électorale) négative».

Selon lui, les conservateurs et les néo-démocrates se tiennent dans les marges du spectre politique, alors que les libéraux doivent se concentrer sur la grande majorité des Canadiens «qui ne sont pas motivés par un dossier polarisateur en particulier».

Lors d'un discours devant des gens d'affaires, M. Trudeau a dit qu'une partie de lui est impressionnée par la façon dont M. Harper a remporté une majorité parlementaire en utilisant des tactiques de contrôle, de domination, d'agression et de division.

Selon lui, M. Mulcair a adopté la même approche en s'attaquant à l'économie de l'Ouest, basée sur les ressources naturelles, pour plaire aux progressistes de l'Est, y compris les souverainistes québécois.

«Cela me rappelle pourquoi il est si important que le PLC existe: que nous demeurions une solution pragmatique basée sur les valeurs. (Nous sommes) un gouvernement ou un parti qui ne sera pas arrimé à une idéologie spécifique de gauche ou de droite», a-t-il déclaré.

Le candidat libéral a également fustigé l'approche du gouvernement conservateur qui se concentre uniquement sur l'économie au détriment de l'environnement, soutenant qu'il ne devrait pas s'agir de questions mutuellement exclusives. «L'économie était trop importante pour négliger l'environnement», a-t-il dit.

M. Trudeau croit que les conservateurs lanceront une série de publicités négatives après le choix du nouveau chef libéral, parce «c'est ce qu'ils font».

«Il s'agit, fondamentalement, de décourager les gens d'aller voter, de les convaincre de rester chez eux et de ne plus s'impliquer en politique.»

Le résultat, a-t-il précisé, consiste en une augmentation du cynisme et une baisse du taux de participation.

M. Harper a également rebuté plusieurs électeurs en raison de son contrôle rigide de ses députés, a ajouté le député de Papineau. «Les gens sont fatigués d'élire de bons députés pour les représenter à Ottawa. En conséquence, ils obtiennent des représentants de M. Harper.»

Le député montréalais s'est abstenu de donner trop de détails sur ses plans pour améliorer le climat économique, arguant qu'une campagne à la chefferie n'était pas l'occasion pour établir une plateforme pour les deux prochaines années.

Lors d'un arrêt à l'Université Ryerson, le présumé meneur de la course à la chefferie a plutôt fait savoir qu'il s'agissait d'établir la structure permettant d'élaborer le programme du parti.

Les libéraux fédéraux doivent se choisir un nouveau chef, le mois prochain.

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