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Nouvelle manifestation à Chypre contre le plan de sauvetage européen

27/03/2013 03:27 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Plus de 1.000 chypriotes ont manifesté mercredi soir pour dénoncer le plan de sauvetage européen qui prévoit d'importantes ponctions sur les dépôts bancaires de plus de 100.000 euros et risque selon eux d'aggraver la récession et le chômage sur l'île.

Menés par le parti communiste Akel (opposition), les manifestants ont défilé, le poing levé, depuis les locaux de l'Union européenne jusqu'au palais présidentiel en brandissant des drapeaux chypriotes et communistes.

"Non à la troïka, non au chômage", "Le plan d'aide ne sauve pas mais détruit, "Oui à la dignité et au développement", proclamaient les pancartes, en référence à l'association de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international.

"Nous disons non au plan de sauvetage, non à la troïka. Nous savons que ce n'est que le début, en fait, que le gouvernement est obligé et a entrepris de privatiser les entreprises semi-publiques, ce qui va de toute évidence provoquer une forte augmentation du chômage", a déclaré une militante, Anthoula Papadopoulou.

"Les gens doivent se réveiller. L'Union européenne n'a pas été fondée pour le bien des gens (... mais) pour le bien des banques et des grands groupes", a insisté Michalis Thoukidides, un ancien banquier dirigeant une entreprise off-shore à Limassol (sud).

Le président conservateur chypriote Nicos Anastasiades, qui a succédé il y a un mois au communiste Demetris Christofias, a conclu in extremis lundi à l'aube avec les bailleurs de fonds européens un accord sur un plan de sauvetage permettant à l'île de rester dans la zone euro.

M. Christofias avait appelé la troïka à l'aide en juin 2012, mais avait refusé la plupart des contreparties exigées par les bailleurs de fonds.

L'accord conclu le week-end dernier prévoit la liquidation de la deuxième banque du pays, Laïki Bank, et des ponctions dans les gros comptes de la première, Bank of Cyprus, qui compte parmi ses clients la plupart des grandes entreprises de cette petite île de quelque 850.000 habitants.

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