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Le pétrole porté à New York par la chute des stocks de produits pétroliers

27/03/2013 03:02 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Le cours du pétrole coté à New York a continué à monter mercredi, une baisse plus importante que prévu des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir, occultant une hausse des réserves de brut ou le renchérissement du dollar.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a gagné 24 cents pour terminer à 96,58 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son plus haut niveau depuis près de six semaines.

Le rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) publié en cours de séance "était pourtant a priori plutôt négatif" pour les cours du baril new-yorkais, a remarqué Robert Yawger, de Mizuho Securities USA.

Les réserves de brut aux Etats-Unis ont en effet grimpé de 3,3 millions de barils lors de la semaine achevée le 22 mars, un bond près de cinq fois plus important que prévu par les analystes.

Mais "l'ampleur du recul des réserves de gaz de chauffage était énorme, ce qui a beaucoup joué en faveur d'une hausse des cours", a souligné M. Yawger.

Les réserves de produits distillés, qui comprennent le gazole et le fioul de chauffage, ont de fait reculé de 4,5 millions de barils, soit bien plus que la baisse de 600.000 barils anticipée par les analystes.

Les réserves d'essence ont diminué moins nettement, de 1,6 million de barils à 221,20 millions de barils, mais là aussi plus que prévu par les experts qui attendaient un recul de 900.000 barils.

"Le rapport a aussi fait état d'une accélération de la cadence des raffineries", qui ont fonctionné à 85,7% de leur capacité contre 83,5% la semaine précédente, participant ainsi à la montée des cours, a ajouté Matt Smith, de Schneider Electric.

La progression du prix du baril était toutefois limitée par la hausse de la monnaie américaine face à l'euro, le renchérissement du billet vert rendant moins attractifs les achats de brut libellés en dollar pour les investisseurs munis d'autres devises.

Cette faiblesse de la monnaie européenne était nourrie par les incertitudes persistantes sur la crise chypriote et l'impasse politique en Italie depuis les élections de fin février.

De plus, "une salve de données économiques négatives en provenance d'Europe, de la confirmation du recul du PIB au Royaume-Uni et en France, à la baisse de l'indice de confiance en zone euro ou aux faibles ventes de détails en Espagne et en Italie" contribuait aux craintes des investisseurs sur la solidité de l'économie de la zone euro et donc sur la solidité de la demande énergétique de la région, a remarqué M. Smith.

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