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La fermeture du centre de sauvetage de la garde-côte de Québec inquiète le NPD

27/03/2013 02:24 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

OTTAWA - La fermeture du centre de sauvetage maritime de la garde-côtière de Québec, décidée par le gouvernement conservateur, continue à faire des vagues.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'insurgeait à nouveau contre la décision, mercredi, puisque la date de fermeture aurait été devancée.

Pour le NPD, la fermeture est inacceptable car elle «met la vie des francophones en mer en danger».

La seule solution possible est de le maintenir en opération, plaide le NPD, car ce sont les employés de ce centre bilingue qui s'occupaient des appels de détresse des pêcheurs et plaisanciers francophones.

«Le Centre de sauvetage de Québec a été créé expressément pour répondre aux difficultés linguistiques auxquelles ne pouvaient donner suite les centres unilingues. Voilà une autre décision du gouvernement qui fait reculer les langues officielles au Canada», a fait valoir le porte-parole du NPD en matière de langues officielles, Yvon Godin.

Alors que la saison de la pêche au homard dans l'est du pays arrive à grands pas, ainsi que la saison estivale qui amènera son lot de vacanciers sur les eaux, le NPD juge qu'il y a urgence d'agir, surtout que les conservateurs ont décidé de devancer au 15 avril la date du transfert des activités du centre vers Halifax, ont fait savoir des députés néo-démocrates en point de presse à Ottawa.

Dans cette veine, M. Godin a demandé mercredi au président de la Chambre des communes de tenir le jour même un débat d'urgence sur la question. Celui-ci a toutefois refusé.

Par contre, le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a décidé de devancer son propre suivi des recommandations offertes en août dernier à la garde-côtière. En effectuant ce suivi une semaine plus tôt, il s'assure de pouvoir le faire avant la date du déménagement des activités du centre. Il devait déterminer si cette fermeture constitue une contravention à la loi sur les langues officielles.

Lorsque le Centre de sauvetage maritime de Québec sera fermé, les services seront assurés par les centres de Halifax, en Nouvelle-Écosse, et de Trenton, en Ontario.

Le NPD s'inquiète de la fin des activités du centre de Québec car il craint que le français des officiers des deux autres centres ne soit pas à la hauteur pour répondre aux appels d'urgence des marins.

Le NPD a rallié tous les partis d'opposition, le Parti libéral et le Bloc québécois dénonçant eux aussi la fermeture.

Le gouvernement assure cependant que la sécurité des citoyens n'est aucunement compromise par les changements qu'il effectue. Les appels de détresse des pêcheurs et plaisanciers recevront l'attention requise, dans les deux langues officielles, sans diminution de service, a-t-il indiqué à de nombreuses reprises.

La sécurité maritime demeure la priorité absolue de la Garde côtière canadienne, et les interventions de recherche et de sauvetage menées par celle-ci ne seront pas modifiées par le regroupement des centres, affirme de son côté Caroline Hilt, une porte-parole de Pêches et Océans, responsable du service de sauvetage maritime. Des exercices de simulation ont déjà été effectués en vue d’améliorer les interventions de recherche et de sauvetage, précise-t-elle.

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