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Des mauvaises nouvelles pour plusieurs employés du CUSM dans les prochains jours

27/03/2013 02:50 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

L'effet du plan de compressions que le gouvernement a approuvé, la semaine dernière, va se faire sentir au Centre universitaire de santé McGill dans les prochains jours.

Alors que le CUSM arrive à la fin de son année administrative, quelque 200 postes seront éliminés, dont une quarantaine chez les infirmières, dans les quatre hôpitaux que regroupe le centre. De plus, une unité de soins d'une quinzaine de lits sera fermée à l'Hopital Général de Montréal.

Le gouvernement a approuvé le plan de compressions de l'ordre de 50 millions de dollars. Mais les employés syndiqués estiment qu'ils sont directement victimes de la mauvaise gestion qui, selon eux, prévaut depuis plusieurs années à l'hôpital anglophone. Le syndicat des infirmières et des inhalothérapeutes parle d'un "fiasco administratif" qui affectera les patients.

« Très peu de choses ont été faites depuis 2009 pour changer la situation », s'est désolée Line Larocque, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CUSM. « Les déficits se sont accumulés, année après année. Maintenant, c'est comme une bombe qui nous tombe dessus. Ça touche tout le monde. »

Avec la nouvelle vague de compressions, les syndicats disent qu'il sera impossible de préserver tels quels les services aux patients.

Dans les jours qui viennent, les employés visés dans les trois grands syndicats seront informés de la suppression de leur poste.

Le porte-parole du CUSM, Richard Fahey, souligne que tous les groupes sont visés également et que tous doivent contribuer à l'effort pour réduire le déficit d'opération.

Line Laroque s'inquiète de l'effet que pourrait avoir la chaine de supplantation sur certaines unités ultraspécialisées où l'expertise des employées est très pointue, comme l'Unité de traumatologie par exemple.

Francine Carrier, la présidente locale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) qui représente les ergothérapeutes, techniciens en radiologie et en laboratoire, les travailleurs sociaux et les autres professionnels, vit des jours sombres. « On va sacrifier notre relève », dit-elle. « Il faudra combien d'années pour s'en remettre ? » Elle prédit que l'effet des compressions se fera sentir dès l'été.

Quant à l'autre syndicat, celui qui représente entre autres les préposés aux bénéficiaires, le syndicat CSN des employés du CUSM, on estime que les compressions ne sont pas faites là où il faudrait. Son président, Paul Thomas, a l'intention d'interpeller le ministère de la Santé qui a approuvé le plan de compressions, de même que l'Agence de Santé et Services sociaux de Montréal.

Un reportage d'Anne-Louise Despaties

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