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Chypre: une commission parlementaire veut savoir qui a sorti des fonds

27/03/2013 11:29 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Une commission de surveillance du Parlement a demandé mercredi à la Banque centrale de Chypre de lui fournir la liste des personnes ayant transféré des fonds hors de l'île avant l'annonce d'un plan de sauvetage européen prévoyant une ponction sur les comptes bancaires.

Le président chypriote Nicos Anastasiades avait annoncé lundi l'ouverture d'une enquête criminelle sur l'origine des difficultés des banques chypriotes.

"Nous avons donné notre autorisation de publier toute information concernant d'éventuels retraits substantiels ayant été effectués dans des banques locales ou sur des transferts vers l'étranger", a affirmé le chef de la commission parlementaire, le député du parti socialiste Edek, George Varnava, ajoutant qu'il avait demandé la liste des personnes ayant fait des transferts.

Le gouvernement devait se réunir mercredi afin de nommer un enquêteur ou une commission d'enquête pour déterminer les responsabilités criminelles, morales ou administratives de la crise bancaire chypriotes, ou mettre en évidences des cas d'incompétences.

Mais les autorités, occupées à faire en sorte que les banques fermées depuis le 16 mars puissent rouvrir jeudi, ont reporté la réunion du gouvernement d'une journée.

Des députés socialistes ont autorisé le directeur de la Banque centrale à rendre publiques leurs finances personnelles, celles de leurs femmes et de leurs enfants, appelant tous les hommes politiques à faire de même.

"Nous pensons qu'il est impératif que tous les politiciens, les hauts responsables du gouvernement, ceux du secteur financier et des institutions financières, fassent de même parce que les gens doivent connaître la vérité", a-t-il ajouté.

Le puissant parti communiste Akel a appelé à manifester mercredi soir devant le palais présidentiel contre le plan de sauvetage entériné par M. Anastasiades, qui a succédé en février au président communiste Demetris Christofias.

M. Christofias avait résisté pendant des mois contre les mesures sévères réclamées en contrepartie d'un prêt européen de 10 milliards de dollars, pour éviter une faillite de l'île.

L'accord signé avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international prévoit une importante ponction sur les gros comptes de la plus importante banque de l'île, Bank of Cyprus, et une liquidation de la deuxième banque, Laïki.

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