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Chypre: nouvelle manifestation contre le plan de sauvetage européen

27/03/2013 01:43 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Près de 1.200 chypriotes ont manifesté mercredi soir pour dénoncer le plan de sauvetage européen qui prévoit d'importantes ponctions sur les dépôts bancaires de plus de 100.000 euros et risque selon eux d'aggraver la récession et le chômage sur l'île.

Menés par le parti communiste Akel (opposition), les manifestants ont défilé, le poing levé, depuis les locaux de l'Union européenne jusqu'au palais présidentiel en brandissant des drapeaux chypriotes et communistes.

"Non à la Troïka, non au chômage", "Le plan d'aide ne sauve pas mais détruit, "Oui à la dignité et au développement", proclamaient les pancartes.

"L'union européenne et la troïka sont en train d'étranger le peuple", ont scandé les manifestants à propos de l'association entre l'UE, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

"Je suis inquiet pour ma retraite", a déclaré Andreas Pepetas, chômeur de 65 ans. "Personne ne sait ce que la troïka va exiger à l'avenir."

"Comment allons-nous vivre dans ce pays ?", s'est demandée Maria, 25 ans, au chômage. "Jusqu'à il y a deux semaines, tout allait bien. On ne nous a rien dit de ce qui allait se passer".

Le président conservateur chypriote Nicos Anastasiades, qui a succédé il y a un mois au communiste Demetris Christofias, a conclu in extremis lundi à l'aube avec les bailleurs de fonds européens un accord sur un plan de sauvetage permettant à l'île de rester dans la zone euro.

M. Christofias avait appelé la troïka à l'aide en juin 2012, mais avait refusé la plupart des contreparties exigées par les bailleurs de fonds.

L'accord conclu ce week-end prévoit la liquidation de la deuxième banque du pays, Laïki Bank, et des ponctions dans les gros comptes de la première, Bank of Cyprus, qui compte parmi ses clients la plupart des grandes entreprises de l'île.

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