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Bannissement de l'amiante : l'industrie de la construction serait touchée

27/03/2013 02:45 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

L'intention du gouvernement Marois de revoir l'utilisation de l'amiante au Québec soulève certaines inquiétudes. Les défenseurs du chrysotile croient que le secteur de la construction se priverait d'un excellent matériau.

Cette semaine, Radio-Canada rapportait que l'amiante se trouvait dans la structure d'une centaine d'hôpitaux, de centres jeunesse et des établissements d'hébergement au Québec.

Le gouvernement Marois, qui a déjà retiré son appui à la relance des mines d'amiante, promet de se prononcer bientôt sur l'usage de cette fibre dans la construction. Si l'amiante était banni, les entreprises qui fabriquent des tuyaux en fibrociment et le secteur de la construction seraient touchés par cette décision. Ce matériau est destiné aux installations de plomberie pluviale ou d'évacuation entre autres.

Le Mouvement Pro-Chrysotile soutient que les tuyaux demeurent un produit de qualité pour le marché de la construction en maintenant que l'utilisation actuelle de l'amiante est sécuritaire. « <INS>Ces tuyaux vont durer probablement plus que la durée du bâtiment lui-même. Personne n'y a accès et ça ne dégage pas de poussière d'aucune façon<INS> », affirme Serge Boislard, président de cet organisme.

L'amiante peut représenter un danger pour la santé lorsque le travailleur est exposé à la fibre et si certaines précautions ne sont pas prises lors de travaux de rénovation ou de démolition.

Le Mouvement Pro-Chrysotile vient d'écrire au ministre de la Santé Réjean Hébert pour réclamer une rencontre d'urgence. Serge Boislard ne comprend pas que le gouvernement songe à une interdiction totale de l'amiante, avant même d'avoir organisé une commission scientifique sur la question. « C'est eux qui ont établi une politique d'utilisation sécuritaire du chrysotile. M. Parizeau a voulu nationaliser l'amiante, il était de notre bord. Mais Mme Marois n'y connaît rien, M. Hébert encore moins et on légifère sans parler avec les quelques joueurs qui restent dans l'industrie », dit-il.

Le gouvernement Marois s'est engagé mardi à rendre public le registre de tous les établissements qui contiennent de l'amiante au Québec d'ici la fin d'avril.

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