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Nouvelle offensive argentine devant l'ONU sur la situation des Malouines

26/03/2013 06:19 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

Le ministre des Affaires étrangères argentin Hector Timerman, accompagné de plusieurs homologues sud-américains, a insisté mardi à l'ONU sur la nécessité d'une solution négociée au conflit qui oppose son pays au Royaume-Uni sur les Malouines.

La visite aux Nations unies de M. Timerman --aux côtés de ses homologues uruguayen Luis Almagro et cubain Bruno Rodriguez, et du vice-ministre des Affaires étrangères péruvien Jose Beraun, qui dirigent actuellement des organisations régionales-- survenait 15 jours après le référendum qui a vu une écrasante majorité des habitants de l'archipel se prononcer pour leur maintien dans le giron britannique.

"M. Timerman a redit au secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon) que notre pays, et toute la région, le remercient et suivent avec attention la mission de bons offices que lui a confiée l'Assemblée générale pour contribuer à la réouverture des négociations avec le Royaume-Uni", écrit le ministère argentin dans un communiqué.

M. Timerman avait auparavant rencontré le président du Comité de la décolonisation de l'ONU, l'Equatorien Diego Morejon Pazmino. "Il a exprimé le rejet de notre pays à l'encontre du référendum illégitime réalisé auprès de la population implantée dans les Malouines", poursuit le communiqué.

Situées à 400 km des côtes argentines et à 12.700 km de Londres, les Malouines --appelées Falklands par les Britanniques-- sont sous contrôle britannique depuis 1833.

L'archipel est toujours revendiqué par l'Argentine, plus de 30 ans après la guerre qui a opposé ce pays au Royaume-Uni en 1982 pendant 74 jours, faisant quelque 900 morts.

La découverte de gisements de pétrole à la fin des années 1990 n'a fait qu'aiguiser l'intérêt pour cet archipel battu par les vents, peuplé de plus de 2.500 habitants et de près de 500.000 moutons.

L'Argentine réclame la souveraineté sur l'archipel par la voie diplomatique et l'application des résolutions de l'ONU, qui depuis 1965 appellent au dialogue bilatéral. Mais le Royaume-Uni rejette toute forme de dialogue en insistant sur le droit à l'autodétermination des habitants des Malouines.

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