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Le sénateur Boisvenu s'explique sur sa relation avec son ex-assistante

26/03/2013 01:31 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a abordé publiquement pour la première fois mardi la question de la relation qu'il entretenait avec l'une des employées de son bureau.

Pierre-Hugues Boisvenu s'est retrouvé sur la sellette au début du mois de mars après que les médias eurent appris qu'il avait une relation amoureuse avec son assistante à ce moment, Isabelle Lapointe.

Contraire à l'éthique

Cette relation posait problème pour le sénateur dans la mesure où le Code d'éthique du Sénat interdit de favoriser les intérêts d'un membre de sa famille dans l'exercice de ses fonctions, notamment en lui fournissant un emploi.

Mardi, le sénateur Boisvenu a expliqué aux journalistes qu'il était conscient de la situation et qu'il a demandé conseil, en juin 2012, au commissaire à l'éthique à Ottawa pour savoir dans quelle situation cette relation le plaçait.

Le commissaire lui aurait alors demandé de mettre un terme à sa relation avec Mme Lapointe ou de faire en sorte qu'elle soit mutée dans un autre bureau que le sien.

« Pendant les mois qui ont suivi, cela a été un sujet de discussion entre elle [Isabelle Lapointe] et moi et on est arrivé à la fin de l'automne 2012 pour dire : "Bien, écoute, il faut cesser la relation ou, si la relation se maintient, aller travailler ailleurs" », a expliqué le sénateur Boisvenu.

Ce dernier affirme par ailleurs que sa relation avec Mme Lapointe est terminée depuis plusieurs semaines. Pierre-Hugues Boisvenu a ajouté qu'elle a été transférée dans un autre bureau que le sien depuis le 11 mars dernier.

Allocations remboursées

En ce qui a trait aux allocations de logement qu'il aurait touchées alors qu'il vivait chez Mme Lapointe, pendant une courte période de déménagement, le sénateur a tenu à préciser qu'il avait remboursé 907 $ au Sénat pour éviter toute apparence de conflit d'intérêts.

Pierre-Hugues Boisvenu déplore le traitement qu'il a reçu dans certains médias au sujet de cette affaire qui a éclaté le 4 mars dernier.

Pour ce qui est du silence qui a entouré cette affaire, M. Boisvenu a expliqué que c'est lui, de concert avec le bureau du premier ministre, qui a décidé de ne pas faire de commentaires en pleine tourmente.

Que selon lui ça n'aurait de toute façon rien changé.

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