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Le pétrole finit en hausse à New York après de bons indicateurs américains

26/03/2013 03:08 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

Le cours du pétrole coté à New York a grimpé mardi à son plus haut niveau en cinq semaines, aidé par des indicateurs économiques de bonne tenue aux Etats-Unis et réduisant l'écart avec le brut échangé à Londres, plus affecté par les inquiétudes liées à Chypre.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en mai a gagné 1,53 dollar pour terminer à 96,34 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un prix qu'il n'avait plus atteint depuis le 14 février.

Le pétrole new-yorkais a profité "de deux bons chiffres positifs, le rebond des commandes de biens durables", plus prononcé que prévu en février, et "la hausse des prix des logements" pour le douzième mois d'affilée en janvier, a relevé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

Ces indicateurs, occultant des informations moins reluisantes pour l'économie américaine comme une rechute de la confiance des ménages, "ont un effet boule de neige: les gens ne s'inquiètent plus d'un possible retour en récession mais estiment désormais que la reprise aux Etats-Unis repose sur des bases solides, et va in fine se traduire par une plus forte demande énergétique", a-t-il expliqué.

Les prix du pétrole restent aussi aidés, selon Bart Melek de TD Securities, par la résolution à court terme de la crise chypriote via un prêt de 10 milliards d'euros, qui permet à l'île de conserver sa place au sein de la zone euro.

"Cela réduit le risque d'une contagion au reste de l'Europe, source d'instabilité et d'inquiétudes pour les investisseurs qui se sont détournés pendant quelques jours des actifs jugés risqués", a noté l'analyste.

Les incertitudes qui continuaient toutefois à peser sur la situation chypriote "jouent en faveur de la réduction de l'écart entre le Brent et le WTI", a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Alors que le brut américain est stimulé par "l'impression d'une croissance de la demande aux Etats-Unis", alimentée notamment par la récente accélération de l'activité des raffineries américaines au sortir de leur traditionnelle période de maintenance, le pétrole coté à Londres est plus directement affecté par "l'incertitude qui pèse sur l'Europe".

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