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La capsule Dragon de SpaceX a quitté l'ISS et entamé son retour sur Terre

26/03/2013 11:32 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

La capsule non habitée Dragon de la société américaine SpaceX devait amerrir mardi dans l'océan Pacifique au large du Mexique, après une deuxième mission réussie d'approvisionnement de la Station spatiale internationale (ISS) pour le compte de la Nasa.

Dragon a été désamarrée mardi avec le bras robotisé de la Station manoeuvré par des membres de l'équipage, avant d'être larguée à 10H56 GMT à 344 km à la verticale de l'Australie, a précisé un commentateur de la télévision de la Nasa, l'agence spatiale américaine, qui a retransmis en direct ces manoeuves.

Le vaisseau a ainsi mis fin à un séjour d'un peu plus de trois semaines à l'ISS où il a livré 544 kg d'équipements destinés à 160 expériences scientifiques.

Dragon s'est ensuite éloignée de la Station et devait décrocher de l'orbite vers 15H40 GMT à l'aide de ses moteurs orbitaux qui seront allumés à cette fin une dizaine de minutes pour freiner sa vitesse.

Son amerrissage parachuté dans l'océan Pacifique à quelque 400 km au large des côtes du Mexique est prévu vers 16H36 GMT.

Dragon ramène 1.210 kg, notamment d'échantillons et de matériaux de recherche scientifique en biologie, biotechnologie et physique.

Ces expériences vont aider les scientifiques à évaluer les effets de longs séjours spatiaux sur l'organisme humain.

Les échantillons de plantes qui ont poussé dans la Station en microgravité devraient permettre de développer des techniques de cultures durant de futures missions de longue durée dans l'espace et d'améliorer la production agricole sur Terre.

Enfin, les cristaux de protéines formés dans l'ISS pourraient aider au développement de cellules photovoltaïques et de semiconducteurs plus efficaces, souligne la Nasa.

Il s'agissait du troisième vol de la capsule Dragon de SpaceX vers l'avant-poste orbital.

Dragon avait été le premier vaisseau privé --et reste le seul-- à s'amarrer à l'avant-poste orbital en mai 2012 lors d'un vol de démonstration.

L'arrivée de Dragon à l'ISS le 3 mars avait été retardée de 24 heures par un dysfonctionnement de ses moteurs orbitaux peu après que la capsule eut atteint l'orbite terrestre, environ dix minutes après son lancement, le 1er mars, par une fusée Falcon 9, depuis la base de Cap Canaveral en Floride (sud-est).

Le problème avait été réglé en quelques heures.

Le retour de Dragon avait également été repoussé de 24 heures en raison de mauvaises conditions dans la zone prévue pour l'amerrissage.

La Nasa parie sur SpaceX et d'autres sociétés pour prendre la relève des navettes spatiales, dont la dernière a volé en juillet 2011, afin de ravitailler à moindre coût l'ISS et y transporter des astronautes vers 2015.

Selon un contrat de 1,6 milliard de dollars avec la Nasa, SpaceX doit effectuer au total douze missions de fret à l'ISS.

La Nasa a également conclu un contrat de ravitaillement de la Station, de 1,9 milliard, avec Orbital Sciences Corporation, qui effectuera son premier vol d'essai prochainement à partir de la nouvelle base spatiale sur la côte de Virginie (est) avec sa fusée Antares.

SpaceX, Boeing et Sierra Nevada ont aussi été retenus par la Nasa pour développer un vaisseau privé de transport de personnes vers l'ISS et d'autres destinations orbitales.

Pour le moment, les Etats-Unis dépendent des Soyouz russes pour acheminer leurs astronautes à l'ISS, à 63 millions de dollars le siège.

Pour le fret, la Nasa dépend également des vaisseaux automatiques européens ATV, japonais HTV et russe Progress. Mais ces derniers sont détruits après leur mission en retombant dans l'atmosphère.

Le centre de la Nasa à Houston au Texas (sud) a contrôlé toute la manoeuvre de désamarrage et de largage de Dragon, un vaisseau de six tonnes, tandis que le centre de contrôle de SpaceX à Hawthorne en Californie (ouest) prend entièrement en main les opérations de retour dans l'atmosphère, la Nasa apportant un soutien pour les communications.

js/sam

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