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Immigration : la liste d'attente a été réduite de 40 %, dit Kenney

26/03/2013 09:31 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement Harper affirme avoir réduit de 40 % le temps d'attente pour les immigrants.

Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, a déclaré mardi que le nombre de demandeurs avait été réduit à 616 271 à la fin de 2012, contre plus d'un million l'année précédente.

Selon M. Kenney, plus de deux millions de personnes auraient été sur la liste d'attente d'ici 2015 si le gouvernement fédéral n'avait pas adopté des mesures pour remédier à la situation.

Ces mesures comprennent notamment le moratoire temporaire sur les demandes d'immigrants investisseurs, de même que sur celles des parents et grands-parents d'immigrants.

Le ministre Kenney a nié que le simple fait d'accepter plus d'immigrants puisse avoir le même effet de réduction de la liste d'attente. Il a affirmé qu'une telle stratégie gonflerait tout de même la liste d'attente à plus d'un million de personnes d'ici 2015.

Ottawa prévoit toutefois recommencer à accepter un certain nombre de demandes faites en vertu du programme de réunification familiale et ce, dès le début de l'an prochain, a déclaré le ministre Kenney.

« Nous allons rouvrir ce programme pour un nombre limité de nouvelles demandes basées sur de nouveaux critères en janvier 2014, et j'ai fixé un nombre maximal de nouvelles demandes pour éviter de rallonger à nouveau la liste d'attente », a-t-il expliqué.

Le gouvernement fédéral lancera par ailleurs, le mois prochain, un nouveau programme pour attirer les jeunes compagnies et les entrepreneurs à venir s'établir au Canada. Ce programme viendra remplacer deux autres anciens programmes d'immigration qui visaient les aspirants propriétaires d'entreprises, qui ont été abolis après qu'Ottawa eut jugé que ces investisseurs ne s'intéressaient pas réellement aux occasions d'affaires au Canada.

Québec critiqué

Par ailleurs, le ministre a critiqué le programme des immigrants investisseurs au Québec.

M. Kenney a indiqué que selon lui, 90 % des immigrants qui bénéficient du programme au Québec choisissent ensuite d'aller s'établir ailleurs au pays, particulièrement à Toronto et Vancouver.

Il estime que cela oblige les autres provinces à éponger les coûts sociaux de l'arrivée de ses immigrants, alors que Québec devrait en assurer les frais.

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