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Des milliers d'altermondialistes défilent au centre de Tunis

26/03/2013 01:12 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

Des milliers d'altermondialistes se sont rassemblés dans le centre de Tunis pour la marche d'ouverture du Forum social mondial (FSM) qui se tient cette année en Tunisie, berceau du Printemps arabe.

Venus d'Allemagne, des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de France, d'Egypte, du Maroc, d'Algérie... les participants au mille visages du FSM ont commencé à défiler aux cris "A bas la dictature, A bas le Capital", "A bas le sionisme", "Liberté pour la Palestine", "Solidarité avec les femmes du monde entier".

Anarchistes, écologistes, pacifistes, syndicalistes ont marché aux côtés de Sahraouis en Djellaba traditionnelle, de femmes voilées ou d'hommes à la kippa, agitant des banderoles colorées sur l'avenue Habib Bourguiba, épicentre de la révolution qui a chassé Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir en 2011.

Brandissant des portraits de Chokri Belaïd --un opposant tunisien de gauche critique des islamistes- assassiné le 6 février, des manifestants ont réclamé "la vérité" sur les commanditaires de ce crime.

Avant la révolution, "il y a trois ans, le FSM en Tunisie c'était impensable. Grâce au sacrifice de notre peuple nous l'avons réalisé", a déclaré Mohamed Jmour, dirigeant du parti de gauche de Chokri Belaïd.

Des slogans en arabe, français, anglais, espagnol résonnaient au coeur de Tunis, où un important dispositif sécuritaire a été déployé pour parer à tout risque, la Tunisie ayant été confrontée à des vagues de violences sociales et à des troubles sanglants orchestrés par la mouvance islamiste radicale.

"Le FSM nous intéresse, car comme la Corse, la Tunisie est une terre de rencontres et d'échanges en Méditerranée", affirme le président d'une ONG pacifiste, Jacques Casamarta.

Vêtus tout de jaune, un groupe de Japonais appellent à interdire les guerres dans le monde, alors que des drapeaux syriens rappellent la guerre civile dans ce pays.

Le FSM a débuté le matin dans une ambiance festive sur le campus de l'université de Manar, près de Tunis, avec une "assemblée des femmes en lutte" contre la discrimination.

Le rôle des femmes sera au coeur de dizaines d'ateliers du FSM qui toucheront non seulement aux questions économiques et politiques mais aussi à des thèmes très sensibles dans le monde musulman comme la sexualité.

D'autres ateliers sont prévus sur "les processus révolutionnaires, révoltes, soulèvements, guerres civiles et contestations" seront néanmoins le thème central, selon les organisateurs.

Cette douzième édition du FSM, le premier organisé dans le monde arabe, s'achève le 30 mars.

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